Jusqu’à cinq ans requis pour six faux serruriers jugés pour escroquerie

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Le parquet a requis mercredi de 18 mois avec sursis à cinq ans de prison ferme à l’encontre de six faux serruriers, qui faisaient payer des factures exorbitantes à leurs victimes, jugés pour escroquerie en bande organisée par le tribunal de Bobigny.

Agés de 25 à 54 ans, les prévenus sont accusés d’avoir effectué des réparations inexistantes, mal faites ou surfacturées, principalement en Ile-de-France et Gironde. Une cinquantaine de victimes ont porté plainte.

« Nous sommes à plus d’un million d’euros encaissés sur une période de 18 mois, de janvier 2019 à juillet 2020. Tout cet argent va être réinvesti par les prévenus, c’est du blanchiment, c’est un système lucratif pour eux », a déclaré dans son réquisitoire la procureure Margaux Buisson.

Notant la « masse d’escroqueries sérielles » du principal prévenu, un jeune homme de 25 ans déjà condamné pour des faits similaires en 2020, le ministère public a requis à son encontre cinq ans de prison ferme avec mandat de dépôt.

« On constate que quelques années plus tard ces auteurs ont grandi, se sont épanouis dans des systèmes de blanchiment plus grands, transnationaux… », a pourfendu la procureure.

Contre son associé, un informaticien de 33 ans qui centralisait les ordres d’intervention, le parquet a demandé cinq ans de prison dont deux avec sursis.

Pour deux hommes de main, l’accusation a requis 18 mois de prison avec sursis, ainsi que deux ans de prison pour le « gérant de paille » d’une société fictive.

Au lieu du tarif de départ annoncé de 70 euros, les victimes se retrouvaient acculées à devoir débourser entre 2.500 et 10.000 euros pour ouvrir ou réparer leur porte. Ces sommes étaient réglées à des sociétés fictives domiciliées en Seine-Saint-Denis, avant d’être disséminées.

Pour la cinquantaine de victimes identifiées par les enquêteurs, surtout des personnes âgées ou vulnérables, le préjudice est estimé à près de 100.000 euros.

Dans ce système huilé, il fallait « faire du chiffre ». Les meneurs présumés faisaient fortement pression sur leurs « employés » pour qu’ils extorquent le maximum d’argent aux clients, quitte à casser davantage les portes pour facturer de nouvelles prestations.

Si la victime se montrait réticente à payer, les « serruriers » affirmaient que l’assurance rembourserait la somme dans son intégralité ou se montraient agressifs s’il le fallait.

Le jugement a été mis en délibéré au 2 mars.

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