Le pass vaccinal entre en vigueur et l’allègement des restrictions se profile

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Arme critiquée du gouvernement contre le variant Omicron, le pass vaccinal a remplacé lundi le pass sanitaire, devenant obligatoire pour toutes les personnes âgées de 16 ans et plus qui souhaitent aller au restaurant ou prendre le train.

« Pour nous, le pass vaccinal ne change pas grand-chose. Notre clientèle est plutôt âgée, entre 40 ans et plus, bien souvent vaccinée », confie Alain Deriot, gérant du restaurant « Jour de pêche » dans le centre de Lille.

« Les petits contrôles de pass à l’entrée, on sait faire, le personnel est habitué et on n’a jamais eu de problèmes (…) Mais les contrôles d’identité, je ne me vois pas les faire, c’est intrusif (…) On préfère faire confiance à nos clients », souligne-t-il, alors que la loi autorise désormais les gérants d’établissements à contrôler l’identité des clients en cas de doute sur le pass présenté.

Même son de cloche pour César Armand, du bar lillois Les Arts: « Bien sûr, parfois on a des doutes quand on regarde la date de naissance et que la tête de la personne ne correspond pas, mais moi je ne suis pas policier ».

Sammy, serveur dans un café du quartier Pigalle à Paris, relève que de toute façon « février sera vite là, avec le début de levée des restrictions », le gouvernement ayant annoncé la fin du port du masque en extérieur et du télétravail obligatoire le 2 février, puis la réouverture des discothèques et le retour de la consommation au comptoir le 16 février.

Désormais un test négatif ne suffit plus, sauf pour accéder aux établissements et services de santé: à partir de 16 ans, il faut justifier d’un statut vaccinal contre le Covid-19 pour accéder aux activités de loisirs, restaurants et bars (sauf restauration collective), foires ou transports publics interrégionaux (avions, trains, cars).

Le pass vaccinal « ne sera pas une contrainte supplémentaire », a estimé Didier Chenet, président du GNI, syndicat patronal des indépendants de l’hôtellerie restauration, sur Europe 1 lundi, dans la mesure où « nous n’avons pas un contrôle systématique à faire entre le porteur du pass et l’identité de la personne ».

Le ministre de l’Economie Bruno Le Maire a lui jugé sur Franceinfo que, dans un contexte de manque de main-d’œuvre accru par les arrêts maladie dus au Covid, « la responsabilité de chacun, c’est la meilleure protection contre le virus ». Le pass « protège (…) tous ceux qui accueillent du public, parce que ça évite les contaminations et ça permet de rester ouvert ».

– « Je ferai du Blablacar! » –

Hors micro-Etats, la France est actuellement le pays d’Europe avec l’incidence la plus élevée, avec 3.733 cas pour 100.000 habitants ces sept derniers jours, selon un comptage AFP.

Le pays a enregistré une moyenne de 360.000 cas quotidiens sur la même période, ce qui en fait également le pays européen le plus touché en valeur absolue.

La plupart des dispositions du projet de loi, adopté le 16 janvier par le Parlement après des débats houleux, ont été validées vendredi par le Conseil constitutionnel à l’exception, en pleine campagne présidentielle, de la possibilité d’exiger un pass sanitaire lors de meetings politiques.

Encore vilipendé par 40.000 personnes samedi dans des manifestations selon des chiffres du ministère de l’Intérieur, le pass vaccinal ne poussera pas Laurence à franchir le pas: « plus on va mettre une coercition sur mon corps, sur ma liberté, plus ma décision sera renforcée », affirme à l’AFP cette quinquagénaire qui travaille dans l’éducation nationale et vit dans un territoire rural du Nord. Après avoir « fait des tests pour prendre le train » jusqu’ici, elle se déplacera désormais en « Blablacar », dit-elle.

Christine, travailleuse sociale de 46 ans, renchérit dans la même veine, en dénonçant « la pensée unique ».

Nico, cariste de 42 ans de la région de Saint-Brieuc, ne se fera pas non plus vacciner: « on n’est pas anti-vaccin, je suis vacciné contre le tétanos, la rougeole, mais ce vaccin n’est pas fiable ».

A Rennes, Laure Vuillemin, non vaccinée de 47 ans, a été testée positive au Covid samedi, ce qui validera son pass: « C’est réglé pour six mois mais je ne fais pas la maligne parce qu’il paraît qu’au 6ème jour les symptômes peuvent être pénibles », dit-elle.

Il est difficile d’estimer le nombre de personnes privées de pass, ce qui suppose à la fois de ne pas être vacciné et ne pas avoir eu le Covid ces derniers mois.

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