un parc zoologique de Lima s’efforce de sauver les oiseaux de la marée noire

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Un parc zoologique à Lima s’efforce de sauver les oiseaux marins appartenant à des espèces en danger, touchés par la marée noire qui a contaminé la côte centrale du Pérou.

Plus de 40 oiseaux, dont des pingouins de Humboldt, une espèce en voie d’extinction, ont été récupérées sur les plages souillées de pétrole après le déversement de quelque 6.000 barils de brut il y a une semaine au nord de la capitale péruvienne.

Les oiseaux ont été transportés au parc zoologique de Las Leyendas, où des vétérinaires et biologistes s’efforcent de leur retirer ce pétrole et de les maintenir en vie.

Leurs chances de survie sont toutefois limitées. « Nous attendons de voir comment ça se passe jour après jour », a expliqué à l’AFP la biologiste Liseth Bermúdez, qui travaille dans ce parc.

« Jamais dans l’histoire du Pérou, on a vu une situation similaire. Il n’y a pas de précédent (…) et on ne pensait pas que ce serait aussi important », a ajouté cette biologiste.

Et si la marée noire n’est pas bloquée rapidement, d’autres oiseaux et espèces marines vont disparaître, a averti son collègue, Guillermo Ramos, du Service national des forêts et de la faune sylvestre. Au Pérou, environ 150 espèces d’oiseaux dépendent de la mer pour se nourrir et se reproduire.

Les côtes péruviennes au nord de Lima ont été souillées par du pétrole qui s’est répandu en mer lors du déchargement d’un tanker à la raffinerie de La Pampilla, propriété de la compagnie espagnole Repsol, dans la région de Lima.

Selon la raffinerie, l’accident qui a eu lieu le 15 janvier, a été provoqué par une violente houle, consécutive à l’éruption volcanique aux Tonga. Le tanker, le « Mare Doricum » battant pavillon italien, était chargé de 965.000 barils de pétrole brut.

« Nous faisons tout ce que nous pouvons, sans épargner les coûts, pour remédier le plus tôt possible à ce désastre », a promis dimanche le directeur de Repsol pour le Pérou, Jaime Fernández-Cuesta, à la chaîne Latina de télévision. « Nous n’étions pas conscients de la gravité de la situation jusqu’à l’arrivée des hydrocarbures sur les plages », a-t-il reconnu.

Les courants marins ont transporté le pétrole brut au large de la côte à plus de 40 kms de la raffinerie, touchant quelque 21 plages, selon le ministère de la Santé, qui a recommandé à la population de les éviter.

Le ministère de l’Environnement a confirmé de son côté dimanche que plus de 180 hectares de plages, soit l’équivalent de 270 terrains de football, et 713 en mer, avaient été contaminés.

Le gouvernement péruvien a annoncé samedi une « urgence environnementale », qui doit permettre une « gestion durable des zones touchées », avec des « travaux de récupération et d’assainissement » pour atténuer les conséquences de cette catastrophe.

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