Tessa Worley, l’habitude de la tête d’affiche

Share on facebook
Facebook
Share on twitter
Twitter
Share on linkedin
LinkedIn
Share on whatsapp
WhatsApp

Tessa Worley, désignée porte-drapeau mercredi, mènera avec le freestyleur Kevin Rolland la délégation tricolore aux Jeux olympiques de Pékin (4-20 février), après avoir été le visage du ski alpin féminin français depuis plus de dix ans.

À 32 ans, la skieuse du Grand-Bornand s’est forgée un très beau palmarès avec 15 victoires en Coupe du monde, un globe de géant en 2017, deux titres de championne du monde de géant en 2013 et 2017, et deux autres médailles de bronze mondiales (bronze en géant en 2011 et en parallèle en 2021).

Sa présence à la tête de la délégation française à Pékin, drapeau en main, s’inscrit dans la continuité d’un parcours où Worley a porté presque seule le poids des résultats d’une équipe entière.

Mise à part la victoire de Clara Direz dans le format baroque du parallèle en 2020, aucune autre Française ne s’est imposée en Coupe du monde depuis Sandrine Aubert en 2010.

Le parcours doré de la skieuse s’est forgé dans les deux hémisphères, d’un bout à l’autre de la terre.

Née à Annemasse (Haute-Savoie) le 4 octobre 1989, Worley passe six mois de l’année en France et six mois en Nouvelle-Zélande pendant sa petite enfance. Sa mère française et son père australien ont créé le club de ski de la petite station de Mount Lyford (nord de l’île du Sud).

À vivre dans un hiver sans fin, la jeune fille éveille et parfait ses talents de glisse. Fixée en France, elle intègre à 15 ans le circuit fédéral, les années d’insouciance avec ses copines Taïna Barioz et Anémone Marmottan, avec qui elle remporte la Coupe des nations lors des Mondiaux 2011.

– « Ne rien lâcher » –

Petit gabarit (1,58 m), Tessa Worley développe et impose rapidement son style agressif en Coupe du monde où elle gagne pour la première fois en novembre 2008 à Aspen (États-Unis), à seulement 19 ans.

Sa trajectoire est météorique jusqu’à décembre 2013, année de son premier titre mondial, où une grave blessure au genou droit à Courchevel la prive des Jeux olympiques de Sotchi.

D’autres blessures, moins graves, émaillent sa carrière, mais la blonde aux yeux bleus revient de chaque difficulté.

« Sa grosse qualité c’est de ne rien lâcher, de travailler, de construire étape par étape pour retrouver son niveau. Elle réussit toujours à le faire », appréciait l’an passé son entraîneur Lionel Pellicier.

Au carrefour des générations, Worley a su battre les légendes Tina Maze, Lindsey Vonn, Anna Fenninger, elle a ferraillé pendant des années avec Viktoria Rebensburg, Lara Gut-Behrami, et côtoie désormais Mikaela Shiffrin et Petra Vlhova.

Sans dévier de sa trajectoire, elle reste compétitive, a encore gagné cette saison à Lienz (Autriche) et terminé 3e à Kronplatz mardi, dans sa dernière course avant les Jeux.

À 32 ans, un an après la retraite sportive de son compagnon Julien Lizeroux, elle vise à Pékin une médaille olympique, la dernière qui manque à son palmarès (16e en 2010, 7e en 2018).

Elle le fera en qualité de porte-drapeau de la France.

« C’est une idée qui a germé doucement dans mon esprit. Au début je n’osais pas y penser. Ce serait une très belle opportunité, c’est la façon dont j’aimerais vivre les Jeux, pleinement! », disait-elle mardi à propos de sa candidature.

Dans la même catégorie

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Derniers articles

Cinéma

Technologie

Les plus lus

No Content Available