Le patron des Républicains Christian Jacob et le vice-président LR du Sénat Roger Karoutchi ont assuré mercredi que leur parti resterait « la première force d’opposition » au Parlement après les législatives de juin.
« Je suis persuadé que Les Républicains peuvent rester la première force d’opposition à l’Assemblée nationale », a affirmé M. Jacob au Figaro.
« LR restera le principal groupe d’opposition, parce que quel que soit le sigle Union populaire, derrière il y aura au moins trois groupes de gauche différents à l’Assemblée voire quatre », a abondé M. Karoutchi sur Public Sénat, en ajoutant: « Faites confiance aux capacités de division aussi chez les autres ».
« Nos militants sont très déterminés parce que justement ils veulent leur revanche du 4,78 », a-t-il ajouté, en référence au score de la candidate LR Valérie Pécresse à la présidentielle.
Pour Christian Jacob « il y a une voie entre le parti unique d’Emmanuel Macron et les extrêmes, que seuls Les Républicains et leurs alliés centristes pourront incarner » notamment par leur « ancrage territorial ».
« Tout le monde prendra sa place dans cette campagne: Laurent Wauquiez, Xavier Bertrand et tous les cadres de notre famille politique », a-t-il ajouté, en soulignant la ligne d’indépendance des Républicains réaffirmée mardi en comité stratégique.
Il a de nouveau mis en garde les élus tentés par un rapprochement avec la macronie: « on est soit LR, soit LREM » et « cette ligne s’applique à tout le monde ».
Des propos contrastants avec ceux du maire LR de Meaux Jean-François Copé, qui a plaidé mercredi pour « un pacte » avec la majorité qui « nous permettrait ensemble d’imaginer comment apporter des réponses sur des sujets qui aujourd’hui ne sont pas traités » tels que sécurité, laïcité…
« Vous avez deux thèses qui s’opposent » chez LR, entre « ceux qui ne veulent rien discuter avec En marche » et « d’autres qui ont pris un peu de recul, c’est mon cas », pour qui « ce qui compte est que les choses soient faites pour les Français », a-t-il expliqué sur Public Sénat.
Interrogé sur Radio J, l’ex-candidat à la primaire de LR Philippe Juvin, qui s’était abstenu mardi lors du vote en comité stratégique, a averti: « Ma crainte est que si nous n’avançons pas aujourd’hui sur un contrat de gouvernement à l’allemande, nous nous retrouvions avec un petit groupe » de « 30 ou 40 députés » contre une centaine aujourd’hui.
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