« Oubliez la cravate, appelez-moi Olivier »: le ministre délégué chargé du Renouveau démocratique et porte-parole du Gouvernement Olivier Véran a échangé avec des salariés autour du pouvoir d’achat, jeudi à Sublaines (Indre-et-Loire), dans le but affiché de faire remonter le ressenti des Français vers l’Elysée.
L’ancien ministre de la Santé est venu « voir s’il y avait un décalage entre perception sur le pouvoir d’achat et la vision » du gouvernement, a-t-il lancé devant les salariés et dirigeants de la coopérative Triangle, qui regroupe 215 artisans et 53 salariés.
« Je ne viens pas pour rassurer les gens, je viens parce que je suis porte-parole du gouvernement. (…) Mais je veux dire aussi: je suis porte-voix des Français (…) et cette façon de travailler, c’est au moins, toutes les semaines, aller sur le terrain à la rencontre des salariés », a-t-il déclaré à la presse.
Assis dans un hangar de stockage, le ministre a écouté les difficultés rencontrées par des citoyens « en entrée de classe moyenne ».
« Le carburant », attaque un premier salarié, habitant à 50 kms de son travail. Le ministre reprend alors sa casquette de porte-parole pour expliquer les baisses à venir sur le carburant.
Après un échange avec un deuxième salarié, habitant encore plus loin, M. Véran place alors les aides du gouvernement pour passer à l’électrique. « Si vous faites un business plan, vous verrez qu’à deux ans, c’est hyper rentable », insiste-t-il.
Il est ensuite interpellé par une salariée de 25 ans hésitant à faire un enfant avec son compagnon car, malgré deux salaires, le couple ne peut pas acheter un logement. « Il faudra demain qu’on en fasse davantage sur la question », promet-il.
« On a discuté à bâtons rompus pendant plus d’une heure (…) Ils nous disent qu’aujourd’hui, vivre de leur métier est devenu plus difficile qu’avant parce que le prix de l’essence a augmenté », résume le ministre.
La visite continue à la Caisse d’allocations familiales, à Tours, pour rencontrer des bénéficiaires de l’allocation adulte handicapé (AAH).
Face à un quadragénaire en fauteuil roulant, dont la femme est sans travail depuis quatre ans, il répond: « Je ne vous dis pas qu’on va trouver du travail en traversant la rue (…) mais la situation n’est plus la même qu’il y a quatre ans ».
« Que voulez-vous que je dise au Président? Quel message politique voulez-vous que je porte? », conclut-il.
Sabrina, salariée de la CAF et allocataire, lui répond sous forme de question: « Est-ce que la revalorisation des aides est suffisante au vu de l’inflation? »
« Factuellement, on gomme l’inflation pour les personnes qui touchent les prestations sociales. En pratique, selon l’utilisation de votre voiture, selon votre style de vie, vous pouvez être impacté différemment », concède-t-il.
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