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Perdriau exclut de démissionner, selon son avocat

Le maire LR de Saint-Etienne et président de la métropole stéphanoise, Gaël Perdriau, éclaboussé par un scandale au chantage politique au sein de sa municipalité, exclut de se mettre en retrait ou de démissionner, a déclaré son avocat à l’AFP jeudi.

Il n’a « en aucun cas prévu de se mettre en retrait de ses fonctions », comme le demandent plusieurs élus locaux ou nationaux de son camp et des acteurs économiques locaux: et « rien ne justifierait sur le plan juridique qu’il démissionne », a déclaré à l’AFP Me Christophe Ingrain.

« Gaël Perdriau est au travail à la ville comme à la métropole sur l’ensemble des dossiers, au service des deux collectivités et des habitants, avec la même détermination », indique par ailleurs un communiqué de son cabinet.

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« Il est ressorti libre de trois heures trente de garde-à-vue sans aucune mesure prise par la justice à son encontre », a souligné son avocat en qualifiant de « navrantes » les nombreuses réactions hostiles chez les Républicains et en critiquant la procédure d’exclusion lancée par LR.

L’élu de 50 ans a été placé en garde à vue mardi à Lyon dans le cadre d’investigations sur le tournage et l’usage d’une vidéo tournée en janvier 2015 dans laquelle on voit Gilles Artigues, son ex-premier adjoint et ex-député connu pour son engagement catholique, se faire masser par un homme dans une chambre d’hôtel à Paris. L’objectif était de neutraliser politiquement ce centriste.

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« Ni le maire ni moi-même ne sommes les commanditaires de cette vidéo », a affirmé mercredi son directeur de cabinet dans un entretien à la chaîne de télévision locale TL7 en se disant « serein par rapport à la suite des événements ».

L’affaire a éclaté fin août quand le site d’information Mediapart a publié les confessions détaillées d’un ancien proche de l’équipe municipale sur un « barbouzage de mœurs » organisé selon lui à la demande du maire et de ses proches. Le tournage de la vidéo compromettante a selon lui été rétribué via des prestations fictives facturées à deux associations culturelles locales subventionnées par la mairie.

Le parquet de Lyon a ouvert une information judiciaire pour « atteinte à l’intimité de la vie privée, chantage aggravé, soustraction de bien public par une personne chargée d’une fonction publique, abus de confiance et recel de ces infractions » après une plainte de Gilles Artigues. Les trois juges d’instruction en charge du dossier ont commencé à entendre tous les protagonistes de cette affaire, le plaignant, le dénonciateur, le maire, son directeur de cabinet, l’adjoint à l’éducation et quatre responsables des associations culturelles pour le volet financier de l’affaire.

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