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En Chine, l’envie de voyager et d’oublier le stress du Covid

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En Chine, l'envie de voyager et d'oublier le stress du Covid

Armés de perches à selfie et fraîchement guéris du Covid, les touristes chinois déambulent dans les rues de Dali, le paradis des routards, pour faire la fête et jeter aux oubliettes le stress des trois dernières années.

A l’approche du Nouvel An lunaire, dimanche, la Chine connaît un boom des voyages intérieurs.

Le mois dernier, le gouvernement a brusquement abandonné sa stratégie dite du « zéro Covid ». Et les vestiges de la politique sanitaire draconienne gisent, ici ou là, comme des reliques d’un passé révolu.

« Je me sens tellement libre », s’exclame Hu, venue de Pékin à Dali, en visitant la ville de montagne, située dans la province du Yunnan, au sud-ouest de la Chine.

« Je marchais dans la rue des bars quand j’ai entendu quelqu’un chanter une chanson que j’aime vraiment (…) J’ai l’impression que tout le monde est tellement heureux », a-t-elle confié à l’AFP le week-end dernier.

Il y a deux mois à peine, voyager impliquait de naviguer dans un dédale de restrictions, aussi onéreuses que compliquées, et de se plier aux multiples dépistages anti-Covid exigés.

Mais aujourd’hui, les cabines dédiées aux tests PCR sont abandonnées sur les trottoirs des grandes villes, certaines couvertes d’une couche de résidus de désinfectant, d’autres investies par des chats errants.

Les premières semaines suivant la levée des dernières restrictions, des millions de personnes ont été contaminées par le Covid, submergeant les hôpitaux et les crématoriums.

Mais le récent ralentissement des infections permet désormais de se relâcher et d’en profiter.

Dans la vieille ville de Dali, les points d’eau et les stands de cuisine de rue sont bondés, le bruit des pétards transpercent la nuit alors que les gens célébrent le festival du Dieu de la cuisine.

Zhou Hua, un touriste de Chengdu en visite avec sa famille, dit être venu « nettoyer ses poumons » avec l’air de la montagne après s’être remis du Covid.

« Cela fait déjà trois ans que nous sommes bloqués à la maison, alors nous nous sommes précipités ici », confie-t-il à l’AFP.

Des scènes similaires se déroulent dans la préfecture de Xishuangbanna, également dans la province du Yunnan, réputée pour ses temples et ses paysages tropicaux.

Une file de visiteurs se bouscule pour entrer sur un marché de nuit bondé, tandis qu’une cacophonie de chansons pop retentit dans les bars de l’autre côté du fleuve Lancang, comme on appelle ici la partie supérieure du Mékong.

Des femmes copieusement maquillées et parées de tenues inspirées des costumes traditionnels se tiennent sur les berges, où des photographes prennent des clichés.

Des panneaux affichant « complet » sont accrochés aux hôtels du principal quartier touristique, et les clients attendent jusqu’à une heure pour obtenir une table dans les restaurants populaires.

– Nouvel An lunaire –

La perspective du Nouvel An lunaire, du week-end sacré et des trois jours fériés qui suivent, ne fait qu’accroître la ruée des voyageurs vers les campagnes.

Les autorités des transports prévoient plus de deux milliards de voyages sur une période de 40 jours entre janvier et février, soit près du double de l’an dernier et 70% du niveau pré-pandémie.

Le président chinois Xi Jinping a dit mercredi se faire « du souci » pour les risques de contamination des zones rurales par les Chinois des villes.

Dans le Yunnan, de nombreux habitants avec lesquels l’AFP s’est entretenue minimisent ces craintes, tandis que les équipements du « zéro-covirus » ont disparu.

Le long de la frontière avec la Birmanie, de nombreux points de contrôle utilisés encore récemment pour tester les conducteurs et les marchandises sont abandonnés, ont constaté des journalistes de l’AFP la semaine dernière.

Près du comté de Cangyuan, toujours dans le Yunnan, des barrières routières poussiéreuses sont empilées sous un toit en tôle ondulée, à côté de bureaux désertés.

Par terre, une pancarte proposant des tests PCR gratuits. Dans un bureau vide, deux machines à désinfecter oubliées.

« Obéissez aux ordres de la pandémie », proclament encore de grands panneaux à un autre point de contrôle. « La prévention est notre responsabilité. »

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