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Le plafond des permis d'études au Canada ne fera pas immédiatement baisser les loyers, selon RBC

Le plafonnement des demandes de permis d'études imposé par le ministre de l'Immigration, Marc Miller, ne suffira pas à arrêter l'effet inflationniste sur les loyers dû au nombre croissant d'étudiants internationaux au Canada – mais il ralentira le rythme de cette inflation, selon un Services économiques RBC rapport.

« En supposant des taux d'inscription et des tendances de sortie similaires à ceux observés au cours des trois années post-pandémiques, nous estimons que 391 000 nouveaux étudiants internationaux entreront au Canada cette année et que 291 000 obtiendront leur diplôme ou verront leur permis d'études expirer », a écrit Rachel Battaglia, économiste à RBC.

« Cela signifie que le nombre d'étudiants internationaux au Canada continuera d'augmenter de 100 000, soit environ 55 pour cent de moins que l'augmentation nette de 2023. »

Avec cette croissance du nombre d'étudiants internationaux au Canada, la pression sur les loyers due à la demande de logements des étudiants internationaux se modérera, mais ne diminuera pas à court terme.

« L'impact sur le marché du logement locatif ira dans le même sens », écrit l'économiste.


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« Mais même si nous nous attendons à un ralentissement de la croissance, cela ne se traduit pas par une baisse pure et simple de la demande locative, du moins pas à court terme. Étant donné que presque tous les étudiants internationaux vivent dans un logement loué – nous supposons que 97 pour cent – ​​nous estimons que ce ralentissement pourrait réduire de moitié la demande de nouvelles locations par les étudiants internationaux par rapport à 2023. »

Alors que le Canada était aux prises avec de graves pénuries de main-d'œuvre pendant la pandémie de COVID-19, Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC) a supprimé la restriction hebdomadaire de 20 heures sur les heures de travail pour les étudiants internationaux, leur permettant de travailler jusqu'à 40 heures par semaine. semaine.

Cette mesure temporaire devait initialement être en vigueur jusqu'à la fin de l'année dernière, mais le ministre de l'Immigration, Marc Miller, a prolongé ce délai jusqu'à la fin avril de cette année.

Désormais, le ministre de l'Immigration souhaite réduire les heures de travail des étudiants internationaux.

« Nous sommes devenus accros aux travailleurs étrangers temporaires », aurait déclaré Miller à Bloomberg News.

« Toute grande industrie essayant de joindre les deux bouts examinera la possibilité de réduire les salaires. Il existe une incitation à réduire les coûts de main-d'œuvre. C'est quelque chose qui nécessitera une discussion plus large.

La décision proposée visant à réduire les heures de travail des étudiants internationaux fait suite au fait qu'IRCC a traité plus d'un million de demandes de permis d'études l'année dernière.

« Nous avons finalisé 1 089 600 demandes de permis d’études (y compris les prolongations) en 2023, contre 917 900 en 2022 », note le site Internet d’IRCC.

Le mois dernier, le ministre de l'Immigration a limité permis d'études à remettre à étudiants internationaux l'année prochaine par IRCC à seulement 606 250 demandes de permis d'études en 2024.

Les demandes de permis d'études seront plafonnées à 606 250 cette année

« L’objectif de ces instructions est de garantir que le nombre de demandes de permis d’études acceptées par le ministère de la Citoyenneté et de l’Immigration… dans le cadre des instructions ne dépasse pas 606 250 demandes de permis d’études pour un an à compter de la date de signature. » le Gazette du Canada rapporté le 3 février.

Le plafond imposé aux demandes de permis d'études devrait réduire le nombre de permis d'études de plus d'un tiers. Le Globe and Mail a signalé.

« Le plafond devrait donner lieu à environ 364 000 permis d'études approuvés, soit une diminution de 35 pour cent par rapport à 2023 », aurait déclaré le ministre de l'Immigration. « Dans un esprit d'équité, nous attribuons également l'espace de plafond par province, en fonction de la population. »


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En vertu du plafond imposé aux permis d'études, on s'attend à ce que les provinces et les territoires aient chacun une limite quant à leur capacité à accueillir de nouveaux étudiants internationaux. Le journal national rapporte que les limites proposées permettront à certaines provinces d'augmenter leur population d'étudiants internationaux tout en la réduisant considérablement dans d'autres provinces, dont l'Ontario.

Le plafond imposé aux permis d'études et la réduction proposée du nombre d'heures que les étudiants internationaux seront autorisés à travailler hors campus, ainsi que d'autres modifications suggérées au PTET pour réduire le nombre de travailleurs à faible salaire, inquiètent cependant certains chefs d'entreprise.

À la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante (FCEI), le président Dan Kelly s'est ouvertement demandé si le gouvernement fonctionnait désormais en mode panique alors qu'il tentait de détourner l'attention des critiques selon lesquelles une immigration record aurait alimenté l'inflation et causé une grande partie de la crise du logement.

Il espère que le gouvernement réfléchira correctement aux conséquences des changements apportés au PTET, en particulier pour les petites communautés rurales, car de nombreuses entreprises en sont venues à compter sur les immigrants.

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