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le Bénin appelle les pays réfractaires à rester pour effectuer « ensemble les changements nécessaires »

Alors que les chefs d’Etats et de gouvernement des pays membres de la CEDEAO se ont réunis samedi pour lever les sanctions contre le Niger et les autres pays, ils ont également décidé de faire rester dans l’organisation, les trois pays réfractaires. Selon le chef de la diplomatie béninoise, la CEDEAO va ouvrir les tractations pour dissuader le Mali, le Niger, le Burkina Faso de quitter le bloc. 

Animant un point de presse lundi, au retour de la délégation béninoise du Sommet extraordinaire de la CEDEAO à Abuja, le ministre béninois des Affaires étrangères, Olushegun Bakari, a évoqué la sortie annoncée des trois pays du Sahel, de la Communauté ouest africaine et a expliqué les dispositions que l’organisation est en train de prendre pour préserver l’union en son sein. 

« Nous allons, dans les jours, semaines à venir, tout mettre en œuvre pour faire en sorte que nos frères du Niger, du Mali et du Burkina Faso restent au sein de notre famille. Pour l’instant, notre conviction profonde, la famille doit rester unie. Et c’est au sein de cette famille, tous ensemble, que nous allons faire les changements nécessaires » a-t-il déclaré devant les journalistes. 

Dans la suite de son intervention, le ministre béninois soutient que la CEDEAO est « une communauté des peuples », une expression que plusieurs observateurs estime ne plus correspondre à ce bloc qui, en quelques années, a perdu en soutien au près de plusieurs citoyens de pays membres.

« On peut, dans une famille, se disputer. On peut dans une famille avoir des désaccords, mais ce n’est pas une raison pour laquelle on déchire son acte de naissance et on renonce à son nom de famille » a commenté Olushegun Bakari, mettant ainsi en exergue, les relations tumultueuses entre la CEDEAO et ces pays depuis les premiers coups d’Etat survenus au Mali, en Guinée et au Burkina Faso. 

Il va sans dire que l’annonce du Mali, du Burkina Faso et du Niger, de quitter la CEDEAO, a suscité une frayeur inavouée au sein du bloc régional. Cependant, outre le changement idéologique de ces pays, il faut reconnaitre que la CEDEAO n’a pas bien gérer les différentes crises survenues en son sein depuis plus d’une décennie.

Le terrorisme, le développement, les crises sociopolitiques etc., l’organisation n’a pas pris de façon vigoureuse la résolution de ces problèmes de ses membres véritablement comme ses propres problèmes; elle a, pour ainsi dire, laissé la sous-traitance, aux puissances occidentales.  

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