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« le gouvernement Dion Nguté a 95% de fonctionnaires, ils utilisent l’argent public »

L’homme politique appelle à la mise sur pied d’un projet solide pour la présidentielle de 2025 dans notre pays.

Lire ici sa sortie : 

« Nous ne sommes pas des figurants dans l’avenir politique du Cameroun »

Je suis depuis assez longtemps déjà dans la scène politique camerounaise pour savoir où est ma place. La politique est une abstraction qui prend beaucoup de place dans le champ spatial, mental, social et décisionnel. Le jeu politique contrairement à ce que beaucoup pensent est un jeu invisible, visible, silencieux, imprévisible mais menaçant qui bouscule les lignes dans cet espace en ce qu’il incarne d’individualisme, de non-exemplarité et de confusion.

Individualisme

Lutter pour soi-même, pour son propre pouvoir, son propre statut et ses propres privilèges : voilà, à quoi peut, trop souvent, se résumer le jeu politique dans le champ national.  Le jeu politique est inscrit dans la nature humaine ; il compte parmi les jeux psychologiques. Il n’est donc pas anormal d’observer une dynamique d’influence à la faveur d’une ou plusieurs personnes.

 En revanche, ce qui est dommageable, c’est le pouvoir incapacitant de ce type de relations dans notre société avec la complicité des fonctionnaires et des médias. En effet, un grand nombre de salariés de l’État font prospérer la rumeur politique en dehors de toute rationalité, jusqu’à supplanter la mission de service publique qui est la leur.

Par exemple,  personne n’ignore que dans le gouvernement Dion Nguté, il y a 95% de fonctionnaires.  Ce ne sont ni des élus locaux ni des responsables partis politiques. Ce sont des fonctionnaires à qui le chef de l’État a confié des missions au  sein de l’appareil administratif du pays. Mais ils utilisent l’argent public et les fonctionnaires payés par l’impôt public pour faire la propagande de leur personne. Il n’y a personne pour les stopper.

Trop de jeux politiques, tue la fonction publique, paralyse la Nation, empoisonne le service public, fausse l’avenir du pays car cela installe un dysfonctionnement structurel à tous les niveaux. Cette déviance dévoie la question du pouvoir, au bénéfice de quelques-uns dévoués à leur ambition personnelle. Ce dessein personnel désert les enjeux opérationnels, au profit du jeu d’influence et de construction de notre pays. Ce déséquilibre est malheureux car il polarise l’individu contre l’intérêt  supérieur de la Nation, le tout pouvoir contre l’intérêt collectif. Il condamne la majorité à assister à une bataille d’ego ; on ne s’autoproclame pas successeur du président de la République, alors même que le pouvoir n’est pas vacant!

On ne mobilise pas les moyens de l’État pour son autopromotion.

 Maintenant, si nous restons silencieux et non en retrait, c’est parce que nous sommes convaincus que l’excès de jeu politique installe une compétition malsaine et clanique au coeur de la gouvernance de notre pays, ce qui vient diffracter l’esprit de coopération et d’initiative que l’on attend de nos agents publics. En effet, lorsque la priorité est donnée au pouvoir, qu’importe les idées ; ce qui compte devient l’approbation de celui qui a le pouvoir de blocage. Et alors, un autre cirque de contournement se met en place, tandis que la concurrence extérieure se déploie et ampute la part qui logiquement revient au peuple.

Exemplarité

Les fonctionnaires ont un devoir d’exemplarité  dans le service public, dans le service à l’usager. C’est ce à quoi sert la fonction dite public. C’est quoi tous ces groupes dans les réseaux sociaux où sans trop d’effort, nous découvrons que ce sont des espaces de désocialisation et d’embrigadement à la louange des fonctionnaires qui ne rêvent que d’une chose: être  calife à la place du calife.

Confusion

La confusion est un chaos de sens.  La confusion du jeu politique se drape dans un triptyque : hiérarchie, valeurs, sens. La question de l’exécution d’une mission est parfois, sinon souvent perturbée par des conflits de pouvoir, a fortiori dans les organisations matricielles. À qui dois-je ma loyauté ? Si le SGPR n’est plus loyal vis-à-vis du chef de l’Etat dont il coordonne toute l’action administrative! Si les ministres ne sont plus fidèles au premier d’entre eux.  Normalement chaque membre du gouvernement devrait taire ses petites ambitions.

Le cas échéant, la loyauté va au plus influent, c’est-à-dire à celui dont le pouvoir de nuisance peut envoyer le désobéissant dans les catacombes. C’est donc peut-être ce à quoi nous assistons! Nous, nous travaillons sur un projet solide qui tire sa solidité des racines des problèmes du peuple camerounais.  Nous avons choisi de le faire et seul le peuple sera le juge impartial en 2025.

 

NB : Les opinions exprimées dans cet article sont celles de l’auteur et ne reflètent pas nécessairement la position éditoriale d’Actu Cameroun.

 

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