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Ce que des réfugiés du nord de la France m’ont appris sur la traversée de la Manche : récit en trois épisodes

| SUR LE TERRAIN | Spécialiste de la migration, la chercheuse Sophie Watt a travaillé sur le terrain à Calais avec la photographe franco-suisse Elisa Larvego pour nourrir ses recherches. En janvier 2023, puis l’été suivant, elle s’est rendue dans des camps sauvages du nord de la France pour s’entretenir avec des bénévoles et des exilés afin de mieux comprendre ces zones frontalières très controversées. Toutes sont liées au débat hautement politisé sur l’immigration entre la France et le Royaume-Uni. Malgré les mesures répressives ou dissuasives mises en place par les gouvernements de ces deux pays, au cours de l’année 2023, 37 556 personnes sont arrivées au Royaume-Uni à bord de petites embarcations ayant navigué depuis la côte nord, 44 490 en 2022. Dans une enquête fouillée menée de chaque côté de la Manche, Sophie Watt livre les récits de ces personnes qui sont prêtes à tout dans l’espoir d’une vie meilleure, défiant les dangers du passage : les camps, les passeurs et les bateaux.


Durant l’été 2023, le nombre de personnes sur le camp de Loon Plage fluctue entre 300 et 2000 selon les conditions météo et les départs, et entre 1000 et 1500 sur les différents camps de Calais. Ici des personnes font la queue auprès d’un camion associatif distribuant de la nourriture.
Frédérique de Bels, Author provided (no reuse)

Malgré les violences et les dangers qui les attendent jusqu’aux conditions déplorables dans les « camps » de réfugiés du nord de la France, les migrants veulent aller au bout de leur exil.

Grande-Synthe : ce camp du nord de la France a vu défiler de nombreuses familles d’exilés cherchant à traverser la Manche. Certains sont devenus des passeurs contribuant aussi au trafic d’être humains. Photo prise le 25 mai 2022.
Bernard Baron/AFP

Parmi les violences et les dangers qui guettent les candidats à l’exil espérant traverser la Manche, se trouvent les passeurs qui tiennent les camps et les voyageurs.

Un groupe de 80 exilés essaient de traverser la Manche en direction du Royaume-Uni, en partant des côtes françaises près de Wimereux.
Marc Sanye/AFP

Au fil des ans et du nombre de candidats à la migration tentant de traverser la Manche, les passeurs modifient leurs techniques pour s’adapter à l’intensification des contrôles policiers.


Cet article est issu du long format The Conversation Insights. L’équipe « Insights » développe des longs formats issus de la recherche interdisciplinaire.

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