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Les écoles du Nouveau-Brunswick veulent des mesures supplémentaires concernant les politiques relatives aux étudiants internationaux

Les établissements postsecondaires du Nouveau-Brunswick s'inquiètent des récentes réglementations fédérales limitant l'admission d'étudiants internationaux.

Malgré les efforts du ministère de l'Immigration pour rationaliser les processus en augmentant le nombre de lettres d'attestation pour les demandes de permis d'études, les universités comme l'Université St. Thomas sont aux prises avec des chiffres d'inscription limités.

Ryan Sullivan, vice-président associé de la gestion des inscriptions à l'Université St. Thomas, reconnaît l'étape positive de l'augmentation du nombre de lettres d'attestation, totalisant désormais 314 par rapport aux 199 initiales.

Toutefois, il souligne que cet ajustement ne répond toujours pas au nombre d'étudiants souhaité par l'université. L'année dernière, sur 550 demandes internationales, seulement 330 ont été acceptées, et les projets d'expansion ultérieure ont été contrecarrés par les nouveaux plafonds imposés par Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC).

En janvier, le ministre de l'Immigration, Marc Miller, a annoncé un plafond sur les permis d'étudiants internationaux pour 2024, dans le but de stabiliser la croissance du Canada et de répondre aux préoccupations concernant l'intégrité du système d'étudiants internationaux.


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Le plafond, fixé à 236 000 permis d'études, représente une diminution de 42 % par rapport aux approbations de l'année précédente. Cette réduction est basée sur divers facteurs, notamment l'expiration des permis, les prolongations et les données démographiques projetées des étudiants.

Le Nouveau-Brunswick, tout comme le Manitoba, la Nouvelle-Écosse et l'Île-du-Prince-Édouard, est confronté à une baisse de 10 % des approbations de permis d'études par rapport à l'année précédente. Afin d'atteindre les objectifs d'approbation projetés, le nombre de demandes nécessitant des lettres d'attestation a été augmenté. Le ministère de l'Éducation postsecondaire, de la Formation et du Travail a confirmé une augmentation significative de l'attribution de lettres d'attestation pour tous les établissements d'enseignement désignés (IDD) au Nouveau-Brunswick, passant de 9 300 à 14 651.

Malgré cette augmentation, des inquiétudes persistent parmi les administrateurs concernant la lourdeur du processus d'obtention des lettres d'attestation provinciales, ce qui entraîne une incertitude quant à l'atteinte des objectifs d'inscription pour la prochaine année universitaire. Pierre Zundel, président-directeur général du Collège communautaire du Nouveau-Brunswick, a exprimé sa frustration face aux contraintes de temps associées au processus de lettre d'attestation, compliquant la planification pour le trimestre d'automne.


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De plus, la concurrence d'autres pays comme le Royaume-Uni, les États-Unis et l'Australie, qui tirent parti des réglementations plus strictes du Canada, pose des défis supplémentaires pour attirer les étudiants internationaux. Greg Turner, ministre de l'Éducation postsecondaire, de la Formation et du Travail, reconnaît la nécessité d'améliorer les taux de conversion et souligne la collaboration entre Ottawa et les établissements canadiens pour résoudre ces problèmes. Une solution proposée consiste à exiger le paiement des frais du premier semestre avant de délivrer des lettres d'attestation, la stabilité financière étant un facteur crucial dans l'approbation du visa.

Malgré les efforts continus pour collaborer avec le gouvernement fédéral, des inquiétudes persistent au sein de la communauté universitaire concernant l'impact des politiques actuelles sur le recrutement et l'inscription des étudiants internationaux.

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