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Un Belge innocenté de conduite en état d’ivresse… car son corps fabrique de l’alcool !

C’est une histoire insolite qui nous vient de Bruges en Belgique. Un homme a été acquitté des accusations de conduite en état d’ivresse. La raison ? Il souffre d’un syndrome rare appelé « syndrome d’auto-brasserie » !

Son avocate, Me Anse Ghesquiere, précise qu’il s’agit d’une « coïncidence malheureuse » que son client travaille dans une brasserie. Heureusement, son diagnostic d’auto-brasserie a été confirmé par trois médecins différents, selon Reuters.

Cette maladie rare provoque la production d’éthanol (alcool) dans le système digestif, explique la Bibliothèque nationale de médecine des États-Unis. Elle précise également qu’il s’agit d’une « affection peu courante » et « probablement sous-diagnostiquée ».

« À cause de cette production d’alcool, les personnes atteintes peuvent dépasser la limite légale d’alcoolémie sans en avoir bu une goutte », souligne la Bibliothèque nationale de médecine. C’est apparemment ce qui est arrivé à cet homme belge.

Heureusement, il ne présentait aucun symptôme d’intoxication. Or, comme le souligne la Bibliothèque nationale de médecine, « le caractère aléatoire des épisodes d’intoxication peut entraîner des difficultés pour le patient, comme des blessures dues aux chutes, des problèmes juridiques suite à des contrôles routiers et des tensions dans les relations sociales ».

D’ailleurs, les symptômes ressemblent à ceux d’une intoxication classique : « Le patient peut ressentir des vomissements, des éructations, une fatigue chronique, des étourdissements, une perte de coordination, une désorientation, des douleurs abdominales et des problèmes de côlon irritable ».

La cause ? Une prolifération excessive de « microbes fermenteurs » favorisée par une alimentation « riche en glucides et en aliments raffinés, ainsi que par le recours excessif aux antibiotiques et aux médicaments non antibiotiques dans l’alimentation et la médecine ».

Heureusement, il existe des traitements. On peut combiner des médicaments et un régime alimentaire pauvre en glucides.

Le diagnostic peut être compliqué, note la Bibliothèque nationale de médecine. Elle précise qu’en raison du caractère épisodique de l’intoxication, « les membres de la famille doivent compléter l’historique alimentaire du patient, car ce dernier peut ne pas se souvenir de ses épisodes d’intoxication ou de ce qu’il a mangé avant ».

Dans les cas chroniques, une « greffe de microbiote fécal » peut s’avérer nécessaire. Comme l’explique la médecine Johns Hopkins, il s’agit de « prélever des bactéries saines (microbiote) dans les selles d’un donneur soigneusement sélectionné et de les transférer dans le côlon du receveur ».

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