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Les députés vaudois interdisent les thérapies de conversion

Les députés vaudois interdisent les thérapies de conversion

La loi vaudoise interdisant les thérapies de conversion est sous toit. Démarrés fin août et étalés sur plusieurs séances, les débats se sont achevés mardi après-midi au Grand Conseil, les députés s’étant longuement écharpés sur un point précis de la nouvelle loi cantonale.

Aucun député ne s’est opposé aux visées de cette loi, qui bannit les pratiques visant à modifier l’orientation sexuelle ou l’identité de genre d’une personne. En revanche, les discussions ont été vives au sujet d’un alinéa traitant des exceptions à cette interdiction.

Selon cet alinéa, le fait d’inviter « à la prudence et à la réflexion » une personne qui envisage un traitement de genre ne devrait pas être punissable. Il s’agit notamment d’éviter que des médecins, enseignants ou membres de la famille ne soient sanctionnés pour avoir mis en garde contre les conséquences d’un tel traitement, ont expliqué les partisans de cet alinéa.

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Pour ses opposants, en revanche, cet alinéa « stigmatise » et « infantilise » les personnes qui ont un questionnement identitaire. Il ferait par ailleurs « doublon » avec d’autres articles et risquerait de créer « des problèmes d’interprétation » et des « confusions ».

Pas de vote en bloc à droite

Si la gauche s’est montrée unie pour contrer cet alinéa, la droite n’a pas voté en bloc, à l’image de la députée UDC Céline Baux, laquelle a pris plusieurs fois la parole pour demander de ne pas ajouter cet alinéa.

Si le fameux alinéa a été intégré dans la loi à l’issue du premier débat, il a ensuite été enlevé lors du deuxième puis, mardi, du troisième débat (71 voix à 61).

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Les débats nourris sur ce point particulier semblent avoir laissé des traces au moment du vote final. La loi a, certes, été largement soutenue, mais sans faire l’unanimité avec 104 oui, 7 non et 27 abstentions.

Actes de torture

Plusieurs députés de gauche ont dit leur « émotion » de voir enfin une interdiction des thérapies de conversion. « Cette loi est un signal fort à l’intention des personnes LGBTIQ+. Elles ont le droit de vivre comme elles sont, à l’abri de l’emprise de celles et ceux qui leur refusent le droit à la différence. Il n’y a rien à guérir en matière d’orientation affective et sexuelle ou d’identité de genre », a notamment déclaré le socialiste Julien Eggenberger, auteur en 2021 de la motion à l’origine de cette nouvelle loi.

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En Suisse, Neuchâtel a été le premier canton à interdire les thérapies de conversion en mai 2023. Les autres cantons romands ont suivi: les interdictions y sont déjà effectives ou en passe de l’être. Le processus a aussi été lancé au niveau fédéral.

Pour mémoire, les thérapies de conversion ont émergé à la fin des années 1970 aux Etats-Unis, avant d’arriver en Europe dans les années 2000. Elles se présentent sous diverses formes: rites d’exorcisme, électrochocs, prises d’hormones ou encore sévices sexuels. Selon l’ONU, ces « thérapies » peuvent être assimilées à des actes de torture.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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