Menu
in

Accord de l’OMS sur les pandémies : ce qu’il faut retenir

Accord de l’OMS sur les pandémies : ce qu’il faut retenir

Après trois ans de négociations déclenchées par le Covid, les pays membres de l’OMS ont finalement trouvé un terrain d’entente « en principe » pour mieux affronter les futures pandémies.

« On a un accord de principe », a annoncé Claire Amprou, coprésidente des négociations et ambassadrice française pour la santé mondiale, à l’AFP ce samedi. Reste à finaliser les détails mardi à Genève, avant un vote final fin mai lors de l’Assemblée mondiale de la Santé.

L’objectif ? Renforcer les défenses mondiales contre les nouvelles maladies, après les millions de morts du Covid. Si le texte est adopté, il deviendra obligatoire pour les 194 pays membres.

Nuit blanche et points de friction

Les discussions ont duré près de 24 heures d’affilée. Le gros clash ? Le partage des technologies pour produire vaccins et médicaments avec les pays pauvres. Un sujet sensible : pendant le Covid, ces États avaient accusé les riches de monopoliser les doses. Certains, comme ceux abritant de grands labos pharmaceutiques, refusent toute obligation légale – ils veulent que ça reste volontaire.

Un accord « imparfait » mais nécessaire

Le texte final est moins ambitieux que prévu. « Ce n’est pas un accord parfait, c’est un compromis », admet Michelle Childs, de l’ONG DNDi. Mais selon elle, il crée « une base cruciale pour sauver des vies lors de la prochaine crise. C’est un plancher, pas un plafond ».

Menaces en vue… et contestations

Pendant ce temps, les risques sanitaires persistent : la grippe aviaire (H5N1) se propage à de nouvelles espèces, la rougeole explose dans 58 pays à cause des antivax, et le mpox (ex-variole du singe) frappe la RDC, le Burundi et l’Ouganda.

Côté politique, les critiques fusent. Des observateurs aux États-Unis, au Royaume-Uni ou en Australie craignent que l’OMS n’empiète sur la souveraineté des pays. Tedros, le patron de l’OMS, balaie : « Cet accord aide les États à mieux se protéger. »

À Genève, une poignée de manifestants ont brandi une pancarte choc : un serpent à crocs s’enroulant autour du logo de l’OMS, avec ce slogan : « DE QUEL DROIT VOUS PRIVEZ DE NOS LIBERTÉS ? » (Reuters).

Leave a Reply

Quitter la version mobile