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Cette technique de détective privé permet de passer inaperçu : « Plus c’est gros, plus ça passe »

Les détectives privés sont souvent amenés à suivre des personnes lors de filature pour amener des réponses à leurs clients. Ils ont des stratégies bien précises pour ne pas être repérées.

Dans la vie quotidienne, certaines situations peuvent pousser à vouloir suivre quelqu’un : comportement inhabituel, incohérence dans le discours, conflits… Certaines personnes font dans ces cas-là, parfois, appel à des détectives privés. Si ce professionnel est davantage formé pour mener de telles investigations, il reste évidemment dans le cadre légal et doit respecter la vie privée, protégée par l’article 9 du Code civil. Comme nous l’a précisé Pauline Charpy, détective privée diplômée depuis une dizaine d’années, les professionnels ont « les mêmes droits » que n’importe quel individu. « J’ai un agrément, mais je n’ai pas d’autorisation d’accès à des informations autres qu’un citoyen lambda », a confié Pauline Charpy, interrogée par Linternaute.com.

Celle qui a mené de nombreuses filatures dans le cadre de son travail et qui en raconte certaines dans son ouvrage Les secrets d’une détective privée, publié chez Hugo Doc en avril 2026, a expliqué qu’elle avait le droit de « suivre et d’observer une personne dans un lieu public, de constater des faits objectifs (lieux, heures, entourage ou rencontre) et de consigner le tout dans un rapport écrit ». A l’inverse, il lui est notamment interdit « d’entrer dans un domicile par effraction, d’usurper l’identité de quelqu’un, de filmer ou prendre en photo une personne dans des lieux privés », a-t-elle écrit dans l’ouvrage. 

© Pauline Charpy – Hugo Doc

Compte tenu de ces règles, la détective privée a développé des techniques pour être la plus discrète possible. Pour les filatures piétons, les petits accessoires pour se « grimer » peuvent aider, mais cela doit rester naturel « pas les clichés comme dans les films » : mettre des lunettes, s’attacher les cheveux… « Dans l’œil de la personne qu’on suit si jamais elle se retourne, elle va avoir l’impression que c’est pas la même personne qui la suit », a-t-elle détaillé pour les filatures de plusieurs heures, voire d’une journée. En voiture, c’est un peu plus particulier : « en ville, il faut coller la voiture cible. On a vite fait de perdre la voiture avec les feux, la circulation… Donc le mieux c’est de la coller au maximum ». Sur les voies rapides, « il vaut mieux mettre un véhicule tampon, entre la cible et le nôtre ». Il est aussi primordial d’être « passe-partout » en évitant les voitures qui se démarquent, notamment celles avec des couleurs trop voyantes.

Pour certaines affaires, Pauline Charpy doit, en plus, prendre des photos. De nouveau, la discrétion est de mise : elle préfère par exemple largement utiliser son téléphone qu’un appareil photo, bien plus facile à remarquer. « Souvent, les bonnes techniques c’est de faire semblant d’être au téléphone et en même temps de filmer et prendre des photos », a-t-elle illustré. « Plus c’est gros plus ça passe : ça peut être faire des selfies, faire semblant de vous prendre en photo, prendre en photos des amis… », a assuré la détective. Il ne faut toutefois pas oublier que ces gestes sont réalisés par une professionnelle, mandatée par des clients. 

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