in

Paris célèbre la diversité littéraire africaine lors de son Salon du Livre

Paris célèbre la diversité littéraire africaine lors de son Salon du Livre

Pour sa quatrième édition, le Salon du Livre Africain de Paris met les voyages diasporiques à l’honneur. Du 14 au 16 mars, auteurs, éditeurs et lecteurs se rassemblent autour d’un invité d’honneur double : le Cameroun et le Brésil, symboles des liens entre l’Afrique et ses diasporas.

Créé en 2021 par l’artiste français Erick Monjour, cet événement s’est imposé comme un pilier culturel parisien. Cette année, 100 éditeurs et 300 auteurs – principalement africains, mais aussi européens – animent des débats, des dédicaces et une trentaine de conférences. Au programme : littérature jeunesse, héritage colonial, ou encore l’avenir du livre face au numérique.

A Lire aussi  au moins un mort et cinquante blessés dans l’explosion d’une usine au nord-est de Moscou

Cameroun-Brésil : un dialogue transatlantique

Le choix des invités d’honneur n’est pas anodin. Il souligne la richesse des échanges culturels nés de la diaspora africaine. Mohamed Mbougar Sarr, Prix Goncourt 2021, pilotera une table ronde sur la littérature sénégalaise hors des frontières. Un hommage sera également rendu à Frankétienne, géant haïtien disparu en février, dont l’œuvre continue d’inspirer les artistes caribéens.

Rodney Saint-Éloi, poète haïtien et éditeur, résume l’esprit du salon : « Il faut des points de vue divers, pas seulement ceux des grandes villes. » Fondateur de la maison Mémoire d’encrier, il milite pour une édition « plus juste et mondiale », capable de revisiter le passé colonial. Son dernier livre, Les racistes n’ont jamais vu la mer, interroge les fractures identitaires.

A Lire aussi  le tirage du vendredi 9 décembre 2022 [EN LIGNE]

Prix littéraires et coups de cœur

Le Grand Prix Afrique, décerné par l’Adelf, couronnera un auteur francophone. Parmi les finalistes, Véronique Tadjo, nommée pour Je remercie la nuit, roman poétique explorant les mémoires nocturnes. Un second prix récompensera les plus beaux livres sur l’Afrique – art, cuisine, photographie…

Pour Sami Tchak, auteur togolais présentant Profaner Ananda, ce salon est un antidote à la surproduction : « La littérature, ce n’est pas la quantité. Ici, on célèbre ce qui est rare, on élève le niveau. » Une philosophie partagée par les organisateurs, qui transforment la Halle des Blancs Manteaux en carrefour des imaginaires africains.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

GIPHY App Key not set. Please check settings

Trump coupe les vivres à Voice of America et Radio Free Europe : vers un recul de l’influence médiatique américaine ?

Trump coupe les vivres à Voice of America et Radio Free Europe : vers un recul de l’influence médiatique américaine ?

France-Écosse : les Bleus écrivent l’histoire en s’offrant le Grand Chelem !

France-Écosse : les Bleus écrivent l’histoire en s’offrant le Grand Chelem !