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la Première ministre sur un fil

L’Islande a entamé samedi soir une longue nuit de résultats d’élections législatives où la coalition gauche-droite au pouvoir menée par la Première ministre Katrin Jakobsdottir joue sa majorité, après un mandat marqué par le retour de la stabilité.

Les premiers résultats, très partiels (moins de 10% des inscrits), suggèrent que l’alliance gouvernementale soit en position de garder une majorité, mais avec un recul du mouvement Gauche-Verts de la cheffe du gouvernement et une poussée d’un de ses alliés, le Parti du progrès (centre-droit) de Sigurður Ingi Jóhannsson.

Faute d’estimations sortie des urnes dans le pays de seulement 370.000 habitants et 255.000 électeurs, des résultats plus fiables ne seront connus que tard dans la nuit.

« Je sais que les résultats seront compliqués, ce sera compliqué de former un nouveau gouvernement », a souligné l’actuelle locataire de Stjórnarrádid, la modeste maison blanche où siègent les chefs de gouvernement islandais.

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« Nous allons devoir regarder comment les partis du gouvernement vont faire au total et quel résultat nous allons faire. Selon ces résultats préliminaires, nous perdons un peu de terrain et les progressistes augmentent », a-t-elle commenté auprès de l’AFP vers 22H30 GMT.

Le Parti du progrès « est de retour au premier plan de la scène politique », a lui lancé son dirigeant Sigurður Ingi Jóhannsson devant ses militants.

La formation d’une nouvelle alliance risque de faire remonter la température au pays du feu et de la glace, à l’image de l’éruption volcanique qui dure depuis plus de six mois non loin de la capitale Reykjavik.

– Record de partis –

Selon les derniers sondages, un record de neuf partis sur les dix en lice devraient se partager les sièges de l’Althingi – le Parlement plus que millénaire -, rendant particulièrement illisible l’alliance gouvernementale qui pourrait en ressortir.

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Avec 33 élus sur 63, l’alliance gouvernementale actuelle unit le Parti de l’indépendance (conservateur, 16 sièges) du vieux routier de la politique islandaise Bjarni Benediktsson, le Parti du progrès et le mouvement Gauche-Verts de Mme Jakobsdottir.

C’est la deuxième fois seulement depuis la crise financière de 2008 qui avait ruiné les banques islandaises qu’un gouvernement va au terme de son mandat.

Sur fond de défiance à l’égard de la classe politique héritée de l’effondrement financier et de scandales à répétition, cinq élections législatives avaient eu lieu entre 2007 et 2017 dans le pays, non membre de l’Union européenne.

Le Parti de l’indépendance semble lui assuré de rester la plus large formation politique, avec des premiers résultats qui penchent à droite.

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« Je ne vois pas de basculement à gauche », a constaté son dirigeant Bjarni Benediktsson, ex-Premier ministre et actuel ministre des Finances, qui a survécu à plusieurs scandales, dont celui des Panama Papers en 2016.

« Les chiffres sont bons, c’est un bon début de soirée », a-t-il déclaré au micro de la télévision publique RUV.

Même si la coalition gouvernementale gardait la majorité, sa reconduction est loin d’être certaine, notamment si des alliances plus cohérentes politiquement s’avèrent possibles.

Le jeu des coalitions est compliqué par le nombre important de partis qui devraient décrocher plusieurs sièges: l’Alliance social-démocrate (gauche), les Pirates (libertaire), Réforme (centre-droit), ou encore le parti socialiste récemment créé.

« Il n’y a pas d’alternative claire à ce gouvernement », avait prévenu le politologue Eiríkur Bergmann avant l’élection.

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