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Rémunération des agriculteurs: « Le compte n’y est pas » pour Didier Guillaume

« Le compte n’y est pas » quant à la rémunération des agriculteurs, a affirmé lundi le ministre de l’Agriculture, Didier Guillaume lors d’un bilan de la loi Alimentation, qui devait rééquilibrer les relations commerciales entre producteurs, industriels et distributeurs.

« Il n’est plus possible que les agriculteurs soient rémunérés à un prix inférieur à ce que ça leur revient », a déploré M. Guillaume lors d’une conférence de presse à l’issue du Conseil des ministres.

« Quand un producteur de lait vend un litre de lait à 33-34 centimes, la construction du prix du litre de lait fait qu’il est à 39 centimes dans le contrat de filière, on le retrouve à un euro dans la GMS (les supermarchés, ndlr), le compte n’y est pas », a-t-il expliqué.

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« Il faut absolument que tout le monde joue le jeu, peut-être que les coûts de production dans certaines filières sont arrivés un peu tardivement, (…) maintenant ils sont là, tout le monde sait à quoi s’en tenir, donc pour ceux qui ne joueront pas le jeu, il faudra durcir les choses, les durcir politiquement », a-t-il assuré.

La secrétaire d’Etat à l’Economie, Agnès Pannier-Runacher, a pour sa part rappelé que les autorités contrôlaient l’application du seuil de revente (SRP) et de la limitation des promotions: « La DGCCRF effectuera 6.000 contrôles d’ici la fin de l’année, elle en est aux alentours de 3.500 aujourd’hui ».

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Par ailleurs, la secrétaire d’Etat a assuré que le SRP n’avait causé qu’une hausse des prix de 0,3% pour les consommateurs « contrairement à ce qu’on a pu lire ici ou là ».

Grâce à cette augmentation de 0,3% des prix, « vous avez en fait de la valeur qui a été redonnée notamment aux produits frais transformés, le lait et dans certaines filières de produits semi-brut », même si, « bien sûr, ce n’est pas suffisant », a-t-elle admis.

Selon le ministre de l’Agriculture, « il n’y a jamais eu autant (…) de conversion en bio » que depuis le vote de la loi il y a un an, et « 71% de la restauration collective met des produits sous signe de qualité et des produits bio » dans ses menus.

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