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Jadot affirme vouloir « renationaliser » EDF

Jadot affirme vouloir « renationaliser » EDF

Le candidat écologiste à la présidentielle Yannick Jadot a affirmé dimanche vouloir « renationaliser » EDF par un changement de statut, en refaisant un établissement public industriel et commercial (EPIC).

« L’électricité est un bien commun. Il faut renationaliser l’EDF comme un établissement public EPIC », a twitté Yannick Jadot.

« Ce que je veux, c’est qu’EDF devienne un outil stratégique puissant, cohérent, au service de la transition énergétique », a expliqué le député européen au Grand Jury RTL-Le Figaro–LCI.

« Quand l’Etat ferme une centrale nucléaire, on paye des indemnités astronomiques à EDF et aux actionnaires. Aujourd’hui vous avez un opérateur EDF qui, à travers les décisions du gouvernement, est en train de se faire hara-kiri pour que Total et Engie fassent des records de bénéfices et versent des dividendes astronomiques à leurs actionnaires », a-t-il dénoncé.

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Selon lui, passer de presque 84 à 100% du capital d’EDF pour l’Etat, ça coûte « autour de 5 à 6 milliards d’euros, c’est beaucoup moins cher ».

EDF accumule les déboires alors que le gouvernement lui a demandé d’augmenter de 20% le volume d’électricité nucléaire vendu à prix réduit à ses concurrents cette année, afin de limiter la hausse des prix de l’électricité pour les consommateurs.

Le candidat écologiste demande une commission d’enquête parlementaire après le « fiasco absolu » de l’EPR de Flamanville.

« Personne, pas un ministre, pas un responsable d’EDF n’est devant une commission d’enquête pour justifier des 17 milliards d’euros » de dépassement, selon lui (20 milliards selon la Cour des comptes, contre 3,3 milliards prévus initialement).

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« Vous vous rendez compte que 17 milliards, c’est presque le budget de l’enseignement supérieur ? et vous avez des gens qui brassent les milliards d’euros d’argent public sans jamais rendre de comptes », a-t-il déploré.

EDF a annoncé mercredi que le démarrage du réacteur nucléaire de nouvelle génération EPR en construction à Flamanville (Manche) était repoussé à 2023, en raison notamment de la pandémie de Covid-19, avec à la clé un nouveau surcoût de 300 millions d’euros.

En chantier depuis 2007, l’EPR devait initialement être mis en service en 2012, mais le chantier a été affecté par de nombreux déboires et surcoûts.

EDF a également dû prolonger l’arrêt de certains de ses réacteurs nucléaires où des problèmes de corrosion ont été identifiés et, dans certains cas, l’arrêt se prolongera jusqu’à la fin de l’année.

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En meeting à Nantes, le candidat insoumis Jean-Luc Mélenchon a lui estimé qu’il fallait « sortir du nucléaire, pas par idéologie mais parce que c’est dangereux ».

A l’inverse, le candidat d’extrême droite Eric Zemmour a réaffirmé sur France 3 qu’il voulait construire 14 réacteurs nucléaires de plus et estimé qu’il fallait « sortir du tarif régulé », estimant que les consommateurs allaient de toute façon payer la limitation des prix de l’électricité par les impôts.

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