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l’éternelle question des parrainages sème l’inquiétude

l’éternelle question des parrainages sème l’inquiétude

Combien seront-ils sur la ligne de départ ? A douze jours du coup de gong du Conseil constitutionnel qui arrêtera les candidatures à la présidentielle, Emmanuel Macron se fait toujours attendre, alors qu’Eric Zemmour et Marine Le Pen alertent sur leurs difficultés à recueillir les 500 parrainages.

Dimanche, la campagne présidentielle prenait des airs de faux plat, sans meeting, respiration avant une semaine dont le point d’orgue sera l’ouverture du Salon international de l’agriculture à Paris samedi, incontournable rendez-vous de toute la classe politique.

L’occasion pour Emmanuel Macron de franchir le pas ? Le président de la République n’en finit plus de repousser son annonce de candidature, initialement imaginée début février, puis reportée dans l’attente du pic de l’épidémie de Covid (depuis atteint), avant que le chef de l’Etat ne conditionne son entrée en campagne à une baisse de tension dans la crise russo-ukrainienne (toujours pas observée).

Dimanche matin, il s’est à nouveau entretenu par téléphone avec Vladimir Poutine pour tenter d’éviter une guerre majeure en Europe, près de deux semaines après la rencontre des deux dirigeants au Kremlin.

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Porté par sa posture internationale, le chef de l’Etat semble en récolter les fruits pour s’imposer dans les sondages d’intention de vote, qui le donnent en tête au premier tour et gagnant dans tous les cas de figure. Idem côté popularité: il recueille 39% de satisfaits dans le baromètre Ifop pour le JDD paru dimanche, deux points de plus en un mois.

Emmanuel Macron a par ailleurs engrangé ce weekend le soutien public de deux anciennes figures du PS: l’ancienne ministre de la Santé Marisol Touraine et l’ex-garde des Sceaux Elisabeth Guigou, illustration du « dépassement » cher au président, et qui doivent équilibrer le ralliement de l’ex-LR Eric Woerth.

L’horizon n’en est pour autant pas totalement dégagé. En estimant urgent d’attendre de se déclarer, Emmanuel Macron limite d’autant ses « fenêtres de tir », alors que l’exercice du Salon de l’agriculture s’annonce d’autant plus périlleux s’il n’est alors toujours pas officiellement candidat.

L’éternelle référence à la campagne victorieuse de réélection de François Mitterrand en 1988, lors de laquelle le président socialiste s’était déclaré seulement 33 jours avant le premier tour, a en outre ses limites: le Conseil constitutionnel a de toute façon fixé au vendredi 4 mars, 18H00, la date butoir pour présenter ses 500 parrainages et se déclarer formellement candidat, soit 37 jours avant le scrutin.

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– Les consolations de Pécresse –

Combien de prétendants parviendront à recueillir les paraphes ?

Dimanche, le candidat d’extrême droite Éric Zemmour a assuré qu’il était « très possible » qu’il ne les obtienne pas. Au dernier comptage jeudi dernier, il n’en avait recueilli que 291.

« Je n’ai aucune certitude, c’est très dur, on passe des heures à téléphoner, mon ami Philippe de Villiers parle des heures avec les maires, Guillaume Peltier parle des heures avec les maires, moi-même je téléphone aux maires pour essayer de les convaincre », a insisté l’ex-polémiste sur Europe 1 et CNews, en faisant valoir que s’il devait être empêché, cela rendrait, selon lui, l' »élection illégitime ».

« Il y a une vraie incertitude », a abondé dimanche sur FranceInfo le porte-parole du RN, Laurent Jacobelli. « Dans tous les sondages, Marine Le Pen est l’adversaire principale d’Emmanuel Macron », a-t-il fait observer, en notant que « d’autres candidats moins représentatifs sont déjà qualifiés », conséquence selon lui d’un « système complètement verrouillé », qui n’a permis à sa championne de ne récolter que 366 signatures pour l’heure.

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La question des parrainages, antienne de chaque élection présidentielle bien qu’aucun candidat bien placé dans les sondages n’ait jamais échoué à les recueillir, concerne également Jean-Luc Mélenchon, qui n’a pour l’instant que 370 paraphes.

La candidate des Républicains, Valérie Pécresse, fait la course en tête avec près de 2.000 parrainages.

Une petite consolation pour celle qui a connu une semaine « horribilis » après un meeting jugé raté, prélude à un tassement dans les intentions de vote qui la placent à touche-touche avec Eric Zemmour, derrière Emmanuel Macron et Marine Le Pen.

A défaut de Nicolas Sarkozy, toujours silencieux, Mme Pécresse a reçu dimanche le soutien du successeur de l’ex-chef de l’Etat à la mairie de Neuilly (Hauts-de-Seine), le DVD Jean-Christophe Fromantin.

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