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un dossier pour la Côte de Granit Rose « d’ici trois/quatre ans »

Un premier dossier pour obtenir de l’Unesco l’inscription de la Côte de Granit Rose, près de Lannion (Côtes-d’Armor), au patrimoine mondial, sera déposé « d’ici trois, quatre ans », a-t-on appris dimanche auprès de l’association qui porte ce projet.

« Certains, au sein de notre comité scientifique, pensent que ce sera fait dans les deux/trois ans mais je table plutôt sur une échéance de trois/quatre ans », a expliqué à l’AFP Marielle Kerbaol, fondatrice et présidente de l’association, « Côte de granite rose, respect et protection », soulignant que ce dossier n’était que la première étape d’un long parcours.

Ce projet a reçu le soutien de personnalités comme l’écrivain nobélisé Jean-Marie Le Clézio ou le paléoclimatologue Jean Jouzel.

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Récemment, l’association a arrêté le périmètre géographique du littoral dont elle prévoit de demander le classement. Ce périmètre, qui comprend également d’imposantes carrières, inclut les communes de Perros-Guirec, avec la réserve naturelle de l’archipel des Sept-Iles, Pleumeur-Bodou, avec l’île Grande, Trébeurden et Trégastel.

Un site internet exposant le projet sera activé prochainement.

Ce chaos granitique de plusieurs centaines de millions d’années est le produit d’une éruption de magma dans une presqu’île armoricaine alors parcourue de hautes montagnes, suivie d’une l’érosion au long cours. « Quand le magma sort à la surface de la terre, il donne de la lave mais, quand il refroidit en profondeur, il va donner du granit. C’est l’érosion qui a rendu ce granit visible depuis quelques dizaines de milliers d’années », avait expliqué l’an dernier à l’AFP la géologue Odile Guérin.

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Si la couleur dominante des granits de cette côte est le rose, celui-ci peut également se révéler beige, voire gris comme à l’île Grande.

L’objectif d’un tel classement serait d’assurer une meilleure protection contre l’érosion naturelle d’un site fragile malgré sa résistance apparente. Il s’agirait aussi de le mettre davantage en valeur et de mieux le protéger, avec une régulation du tourisme, en allongeant les périodes de fréquentation et une limitation de l’artificialisation des sols grignotés notamment par une « urbanisation galopante », fait valoir Marielle Kerbaol.

L’association observe avec attention le parcours du dossier des mégalithes de Carnac, lancé initialement en 1986 puis inscrit en 1996 sur la liste indicative de l’Unesco, avant de tomber dans les limbes pendant quelques années. Relancé en 2012, celui-ci pourrait aboutir en 2025 ou 2026, selon le maire de Carnac Olivier Lepick (DVD).

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Fin 2021, la directrice générale de l’Unesco Audrey Azoulay avait exprimé le souhait de voir davantage de sites naturels classés. Actuellement, sur les 1.154 sites classés dans le monde, 897 sont des sites culturels, 218 sont des sites naturels et 39 des sites mixtes alliant les deux. Un site classé peut être délisté s’il cesse de remplir les conditions requises.

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