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le Premier ministre désigné met la priorité sur l’économie

Le chef du gouvernement tunisien désigné Elyes Fakhfakh a présenté vendredi les grands axes de son programme avec pour priorité la « modernisation » de l’économie, appelant les partis à lui accorder leur confiance.

Rétablir un climat politique sain, renforcer le rôle de l’Etat et poursuivre la mise en place des institutions démocratiques manquantes figurent également dans son programme.

M. Fakhfakh a affirmé qu’il donnera la priorité à la lutte contre la cherté de la vie et la corruption, à une réforme des secteurs de l’agriculture, de la santé et de l’éducation publiques.

Il s’est également dit préoccupé de la sécurité, après une série de vols violents médiatisés dans le pays, lors d’une conférence de presse donnée 20 jours avant la date butoir pour présenter un cabinet susceptible d’obtenir la confiance du Parlement.

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A court terme, son gouvernement devra résoudre le problème du bassin minier du sud-est du pays, où la production du phosphate, régulièrement perturbée par des mouvements sociaux depuis 2011, ne permet plus de renflouer les caisses de l’Etat.

M. Fakhfakh a assuré qu’il continuerait à traiter avec le Fonds monétaire international (FMI) dans le but de permettre à l’Etat d’investir, mais pas de payer ses dépenses courantes.

Le FMI a versé 1,6 milliard de dollars depuis 2016 à Tunis dans le cadre d’un plan d’aide s’achevant mi-2020, en contrepartie de vastes réformes, dont la réduction des dépenses publiques et du déficit.

Sur le plan politique, M. Fakhfakh a exhorté les partis qui feront partie de la coalition gouvernementale à s’engager en ratifiant un document contenant les principaux points du programme.

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Il a écarté la constitution d’un gouvernement d’union nationale. « Il faut qu’il y ait une opposition qui fera pression sur le gouvernement (…), c’est ça la démocratie », a-t-il expliqué, écartant des négociations le second parti au Parlement, Qalb Tounes, avec lequel plusieurs formations ont exclu de s’associer.

Le principal parti, la formation d’inspiration islamiste Ennahdha, qui a privilégié ces dernières années un exercice du pouvoir par consensus, souhaite que Qalb Tounes soit inclus dans la majorité, et menace de ne pas soutenir le gouvernement.

Mais M. Fakhfakh a assuré avoir rassemblé autour de son projet 10 partis rassemblant 160 députés sur 217, dont Ennahdha, les conservateurs du bloc Al Karama, les centristes libéraux de Nidaa Tounes et Tahya Tounes.

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En cas d’échec à former une majorité, le président Kais Saied pourra dissoudre l’Assemblée.

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