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un an avec sursis requis contre Jean-Christophe Lagarde

Une peine d’un an d’emprisonnement avec sursis a été requise lundi contre le patron de l’UDI et ancien député de Seine-Saint-Denis Jean-Christophe Lagarde, soupçonné d’avoir octroyé un emploi fictif d’assistante parlementaire à sa belle-mère entre mai 2009 et août 2010.

Jugé pour « détournement de fonds publics », M. Lagarde avait alors recruté la mère de son épouse Monique Escolier-Lavail et lui avait versé plus de 39.000 euros de salaires en échange de son aide pour écrire un livre sur les PME qui n’est jamais paru.

Voulant sanctionner des « faits insupportables pour le corps social », l’accusation a également appelé à prononcer à son encontre une privation des droits civiques de cinq ans.

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Une peine de six mois de prison avec sursis a été requise contre sa belle-mère de 69 ans dont le travail n’a laissé aucune « trace matérielle » et dont le procureur a critiqué les « réponses incohérentes et floues ».

A la barre, M. Lagarde a justifié d’avoir fait appel à sa belle-mère, ancienne patronne de PME, par son souhait de « découvrir des choses qu’on ne lit pas dans les livres ». Récusant tout emploi fictif, sa belle-mère a peiné à détailler le contenu exact de sa mission au service de son gendre, évoquant la « lecture de journaux » et quelques « conversations informelles » avec des patrons de petites entreprises.

L’enquête avait été ouverte par le Parquet national financier en octobre 2017 après la plainte de Hacène Chibane, conseiller d’opposition EELV à Drancy (Seine-Saint-Denis), qui s’interrogeait initialement sur l’emploi d’assistante parlementaire de l’épouse de M. Lagarde, Aude Lavail-Lagarde, entre 2002 et 2014.

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A l’issue de l’enquête qui s’est penchée sur 18 contrats d’assistants parlementaires conclus par M. Lagarde, seul avait été retenu le cas de la belle-mère de l’ancien édile.

Depuis une loi de septembre 2017 votée après l’affaire des époux Fillon, le recrutement d’assistants parlementaires au sein du cercle familial proche est interdit.

Allié à LR lors des dernières législatives, le président de l’Union des démocrates et indépendants (UDI) a vu les nuages judiciaires s’accumuler ces derniers mois.

Début septembre, l’ex-député de 54 ans a ainsi été placé en garde à vue dans l’enquête sur les fausses accusations, relayées par Le Point, contre celle qui lui a ravi son siège à l’Assemblée en juin, Raquel Garrido, et son mari Alexis Corbière.

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