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cinq mineurs interpellés après de nouveaux incidents devant le lycée Joliot-Curie

De nouveaux incidents ont éclaté lundi devant le lycée Joliot-Curie à Nanterre, où des jeunes ont tiré des mortiers d’artifices en direction de cet établissement de l’ouest parisien, agité depuis une semaine par des revendications fourre-tout d’élèves.

« On dirait un film ! », s’est exclamée lundi, « impressionnée », une lycéenne de seconde qui a requis l’anonymat. « J’ai vu des garçons se faire taper au sol par des policiers ».

Lundi matin, au moment du début des classes, « une cinquantaine de personnes dont les visages étaient dissimulés s’en sont pris violemment aux lycéens et aux policiers devant le lycée Joliot-Curie avec des tirs de mortiers, des pierres et des fusées d’alarme », a indiqué la préfecture des Hauts-de-Seine dans un communiqué, précisant que les portes du lycée avaient été visées.

Une vingtaine d’individus avaient auparavant tiré des mortiers d’artifice vers un autre lycée à Nanterre, l’établissement Claude Chappe, a ajouté la préfecture.

Cinq mineurs ont été interpellés et placés en garde à vue à la suite de ces incidents, dont l’un ressorti libre lundi soir, d’après le parquet de Nanterre.

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Selon une source proche du dossier, ces cinq jeunes ne sont pas « tous » des élèves de Joliot Curie.

Vers 10h00, la situation était redevenue calme, a constaté une journaliste de l’AFP.

Ces incidents se sont déroulés alors que des échauffourées entre jeunes et policiers avaient déjà eu lieu la semaine dernière.

Dimanche, le ministre de l’Education nationale Pap Ndiaye a déclaré sur RTL qu’il importait « de retrouver une situation de calme » dans ce lycée, « qui a des difficultés depuis de nombreuses années ».

« Chaque lycéen a sa propre revendication », a expliqué lundi Jean-Pierre Bellier, l’adjoint au maire de Nanterre chargé de l’Action éducative, présent sur les lieux.

L’une des plus partagées: renforcer l’aide aux devoirs, ce qui a été accepté par l’académie de Versailles jeudi dernier.

– Professeur muté –

« Des mensonges », a fustigé lundi Racha, en terminale. « Ils ont dit que ça allait être mis en place dès le 17 octobre, mais on doit attendre après les vacances (de la Toussaint), alors que c’est important », a-t-elle avancé auprès de l’AFP.

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Des lycéens ont aussi dénoncé des contrôles vestimentaires pratiqués à l’entrée de l’établissement.

« Des maladresses de personnels », a estimé M. Bellier. « En vérité, la plupart des élèves ne discutent pas le fait de devoir enlever le voile quand elles entrent au lycée ».

Pour l’adjoint au maire, « l’étincelle qui a mis le feu aux poudres » est la mutation d’un enseignant syndicaliste, Kai Terada, fin septembre. Des lycéens lui ont manifesté leur soutien, et plusieurs syndicats d’enseignants ont accusé l’académie de Versailles de « discrimination syndicale ».

« En vérité, peu (de lycéens disant le soutenir) le connaissent mais il y a une sorte de mythe autour de lui car il a la réputation d’être un excellent professeur », a estimé M. Bellier.

Kai Terada, professeur de maths et cosecrétaire du syndicat Sud Education 92, a jugé « complètement délirante » l’idée selon laquelle des lycéens avaient bloqué l’établissement pour protester contre sa situation. « Ce n’était pas ça du tout », a-t-il assuré au site Arrêt sur images, « leurs motifs étaient assez clairs ».

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Lundi, malgré les heurts, l’académie de Versailles a indiqué que « les cours étaient assurés » par les professeurs qui n’exerçaient pas leur droit de retrait.

Une professeure de SVT a pourtant regretté auprès de l’AFP ne « pas avoir pu faire cours à ses élèves depuis une semaine ».

L’établissement a d’abord été bloqué sans heurts lundi dernier par des élèves, des échauffourées ont éclaté le lendemain. Et de nouveaux incidents impliquant jeudi une cinquantaine de jeunes au visage masqué, selon la préfecture, a contraint le rectorat à fermer le lendemain le lycée de 1.700 élèves.

Sur les 16 personnes placées en garde à vue la semaine dernière, quatre ont été convoquées le 1er décembre devant le tribunal pour enfants pour « violences aggravées ».

Le tribunal administratif de Versailles a examiné lundi un recours de l’enseignant contre sa mutation, à ses yeux « forcée ».

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