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Fourcade choisi sans surprise pour être candidat au CIO en 2022

Ce sera bien Martin Fourcade: la commission réunie mercredi par le président du comité olympique français (CNOSF) Denis Masseglia a tranché en faveur du biathlète pour porter la candidature française à la commission des athlètes du CIO en 2022, écartant celle de Renaud Lavillenie.

« Le nom du candidat qui sera présenté est Martin Fourcade, évidemment en 2022 », a annoncé laconiquement mercredi Denis Masseglia avec plus d’une heure de retard sur l’horaire prévu. Le décompte des votes est resté secret, mais selon le patron de Paris-2024 Tony Estanguet, qui faisait partie de la commission, « on était assez partagé ».

« C’était un déchirement pour tous d’avoir à faire le choix entre deux athlètes que tout le monde estime », a ajouté Denis Masseglia.

A l’issue d’une procédure aussi express que décriée, le quintuple médaillé d’or aux JO d’hiver a donc été désigné comme attendu pour tenter de prendre la succession de Tony Estanguet, qui devra laisser la place après 8 ans à la commission des athlètes de l’instance olympique, lors des JO de Tokyo à l’été 2020.

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– « responsabilité » –

« Je sens que les choses sont ambiguës », avait regretté mardi Renaud Lavillenie, pointant des « règles du jeu » connues « deux semaines avant la date butoir ». « Une mascarade », avait même épinglé l’ex-ministre de la Jeunesse et des Sports et ancien athlète Guy Drut (1995-1997), membre du jury, pour qui le vote était biaisé en faveur de Fourcade.

Deux sportifs d’un même pays ne pouvant siéger en même temps à la commission des athlètes, le détenteur du record du monde de saut à la perche Renaud Lavillenie a été prié de faire l’impasse sur une candidature en 2020, à Tokyo, pour laisser la place à Martin Fourcade deux ans plus tard. Les sportifs d’été sont élus aux JO d’été et ceux d’hiver aux JO d’hiver, lors de scrutins organisés auprès de leurs pairs.

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L’enjeu pour la France est de garder ce poste, qui donne droit à un siège au CIO.

« Ce n’est qu’une étape. Rien n’est gagné ce soir », a réagi Martin Fourcade lors d’une conférence téléphonique. « J’ai un sentiment de responsabilité vis-à-vis de Renaud, qui ne sera pas candidat. Maintenant je dois mettre toutes les chances de notre côté », a-t-il ajouté aux journalistes.

« Le timing était serré, c’est un fait », a-t-il aussi regretté. « Mais je suis content qu’on ait pris le temps de choisir un candidat », a poursuivi Fourcade. Le biathlète s’était déclaré bien avant Renaud Lavillenie, mais Denis Masseglia a été accusé d’avoir laissé prospérer les deux candidatures et de ne pas anticiper un possible duel, ce dont il se défend.

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Le commission était composée de quinze personnes: Denis Masseglia et le secrétaire général du CNOSF, Jean-Michel Brun, les trois membres français du CIO (Estanguet, Drut et le président de la fédération internationale d’aviron Jean-Christophe Rolland), quatre présidents de fédérations sportives et six représentants des sportifs. Mais Denis Masseglia a expliqué que ni lui, ni Guy Drut, ni les présidents des fédérations des deux candidats n’avaient pris part au vote.

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