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Décès Poulidor: Poulidor et les coureurs d’aujourd’hui

Présent chaque été sur les routes du Tour de France pour le compte du parraineur du maillot jaune (LCL) qui l’habillait de cette couleur fétiche, Raymond Poulidor, décédé mercredi, avait gardé un contact avec ses lointains successeurs.

« Poupou » défendait à l’occasion les cyclistes d’aujourd’hui tout en étant conscient des changements intervenus en près d’un demi-siècle.

« C’était vraiment une autre époque mais la violence de l’effort à fournir est restée », estimait-il dans son autobiographie parue aux éditions Jacob-Duvernet. « Il faut toujours s’entraîner, avoir une vie saine et avoir une grande volonté pour être coureur cycliste ».

En recensant les changements intervenus, tant pour le matériel que pour l’habillement du coureur en passant par la qualité des routes, Poulidor insistait sur l’alimentation: « Les cuisses de poulet, les gâteaux de semoule, les petits sandwiches au jambon ont disparu pour être remplacés par des barres énergétiques, des boissons reconstituantes. »

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« Les méthodes d’entraînement ont opéré un virage à 180 degrés, ajoutait-il. On étudie maintenant la meilleure position possible sur le vélo en soufflerie. Tout ceci montre les progrès de l’homme mais les fondamentaux sont restés les mêmes. C’est toujours l’homme qui pédale et rien d’autre ».

Dans les années suivant l’affaire Festina en 1998, « Poupou » avait laissé percer son incompréhension: « Le fossé est trop grand avec ce que j’ai connu. Maintenant, dans certaines équipes, on paye les coureurs suivant l’image qu’ils colportent. Chacun est entouré de médecins, de masseurs, d’attachés de presse, de psychologues, de sophrologues, etc. L’argent fait tourner la tête à beaucoup. (…) Je suis triste, mais je vois aussi avec joie que le public est toujours présent. C’est cet engouement du public, cet enthousiasme sans cesse renouvelé, qui va aider le cyclisme à se redresser. »

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Ces derniers temps, la montée en puissance de son petit fils, le Néerlandais Mathieu Van der Poel, a rappelé le cyclisme de l’époque Poulidor, à coup d’attaques et de courses pleines de panache.

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