NBA: Rudy Gobert, au show dans le froid de l’Utah

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Jusqu’au bout, son nom sera scandé par les fans de Utah, et ce malgré la défaite concédée face aux intraitables Los Angeles Lakers lors du choc à l’Ouest en NBA. Preuve de la popularité dont jouit Rudy Gobert chez lui à Salt Lake City.Le brouillard, la neige et la température au-dessous de zéro n’y changent rien en ce mercredi soir hivernal à Salt Lake City. Ces supporteurs sont suffisamment rompus aux conditions, chauds et motivés pour arpenter la John Stockton Drive (du nom du meilleur passeur de l’histoire de la NBA) qui mène à la salle, simplement vêtus de t-shirts ou maillots du Jazz.Sur les épaules des plus jeunes, ceux de Donovan Mitchell luttent en nombre avec ceux de Rudy Gobert et, pour ce soir de gala, des stars des Lakers, de Kobe Bryant à LeBron James. Sur celles de fans plus anciens, recouvrant pulls en laine, des maillots floqués de Karl Malone ou même Pete Maravich.Sur les façades de la Vivint Smart Home Arena, des bandeaux électroniques annoncent l’affiche de gala « Jazz vs Lakers » avec en illustration un portrait du pivot français, au regard déterminé.En sept saisons, l’ancien Choletais s’est imposé comme LE visage du Jazz, en plus d’être un des cadres de l’équipe. Un statut renforcé par ses deux titres de meilleur défenseur de la ligue empochés ces deux dernières saisons.- « Dieu grec » -« Sa popularité a vraiment gonflé. Quand il est arrivé, il était le joueur en développement autour duquel il fallait construire. Un projet qui s’est élargi à la présence à ses côtés de Donovan Mitchell », explique JP Chunga, qui travaille au service marketing du club.Dans les travées de la salle, il trône au milieu des posters, les autres joueurs de l’équipe l’entourant. Au merchandising, ses maillots et autres objets à son effigie sont mis en avant. « Avec les années, son corps s’est aussi transformé, élargi, musclé. On dirait un dieu grec », s’emballe JP Chunga, ajoutant que si Donovan semble être légèrement plus populaire en Utah, Gobert est la tête de gondole à l’international.Pendant que les supporteurs arrivent par poignées, Rudy, lui, s’étire et enchaîne les mouvements et paniers sur le parquet. Le tout en rythme, au son de titres de rap… français. « C’est pour lui que je les mets, il me les demande pour son échauffement », raconte Dj Joune en charge de l’animation musicale les soirs de matches.A quelques secondes du début du choc contre les Lakers, celui qu’on surnomme ici « the Stifle Tower » (« la tour qui muselle ») en référence à sa grande dissuasion défensive, est chaleureusement salué par le public qui gronde « Ruuuuddy! », comme on le fait pour les « Big Men ».- Sonneur de révolte -Des encouragements qui ne seront pas de trop: le numéro 27 sait qu’il a du lourd en face: LeBron James, redevenu « King » en ce début de saison, Anthony Davis, ce qui se fait de mieux au poste d’ailier fort, sans oublier les deux pivots énergiques qui se relaient, JaVale McGee et Dwight Howard.Surtout, Los Angeles est l’équipe qui domine la NBA actuellement au classement. Ce qui se ressent en première période, au cours de laquelle la franchise californienne dicte sa loi.Gobert, peu utilisé en attaque, alors qu’il reste sur 27 points inscrits face à Philadelphie, son meilleur total de la saison, voit sa frustration grandir. D’autant que les arbitres lui invalident un énorme contre sur Kyle Kuzma. A raison.Ses grands bras, qui pourraient recouvrir la Delicate Arch, l’arche naturelle reproduite au milieu du parquet aux couleurs du soleil couchant sur l’Utah, pèsent peu pour l’heure dans les débats. Même si au retour des vestiaires, il est à la finition d’un alley-hoop pour revenir à -13.En seconde période, c’est lui qui sonne la révolte (13 pts, 10 rebonds au final), bien relayé par Mitchell. Mais les efforts consentis pour revenir au score n’auront pas payé, les Lakers étant à ce stade bien trop forts dans tous les domaines, comme en témoigne la largesse du score (121-96).A la sortie du match, le froid se fait cette fois vraiment ressentir pour tous. Un manteau blanc recouvre les statues de bronze de Karl Malone et John Stockton. Qui sait si Rudy aura la sienne dans cet espace dans quelques années ?

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