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Pour son ex-épouse, Michel Fourniret « a bien tué Estelle Mouzin » (avocat)

Monique Olivier a réitéré vendredi ses accusations contre son ex-mari, Michel Fourniret, en assurant devant la juge d’instruction qu’il avait selon elle « bien tué » Estelle Mouzin, évoquant de possibles « repérages » quelques jours avant sa disparition, a assuré son avocat.

Entendue pendant six heures par la juge Sabine Khéris, Monique Olivier « n’a pas dit de but en blanc que Michel Fourniret s’était confié sur le meurtre » mais « elle a déclaré que, pour elle, Michel Fourniret avait bien tué Estelle Mouzin », a assuré Me Richard Delgenes.

Selon Monique Olivier, trois raisons incriminent le tueur en série. « La première, c’est qu’Estelle Mouzin avait selon elle le profil type des sujets que recherchait Michel Fourniret », déjà condamné pour les meurtres de huit jeunes femmes ou adolescentes, a souligné l’avocat.

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La seconde raison tient à l’absence d’alibi de son ex-mari. Lors d’une précédente audition le 21 novembre, Monique Olivier avait mis à mal son récit, affirmant avoir passé à sa place et à sa demande un appel censé le dédouaner. Des propos réitérés vendredi face à la juge d’instruction.

« Troisièmement et surtout, elle pense qu’il a effectué des repérages (…) dans les jours ou semaines qui précèdent la disparition d’Estelle Mouzin », a poursuivi Richard Delgenes, en indiquant que sa cliente n’avait pas apporté plus de précisions sur ce point.

Il faut voir si cet éventuel repérage « est quelque chose qui peut être confirmé dans le cadre de l’enquête », notamment par le biais de « témoins », a insisté l’avocat. Mais aux yeux de Monique Olivier, « il n’est pas impossible voire fort probable » qu’il y en ait eu.

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Michel Fourniret a été mis en examen le 27 novembre pour « enlèvement et séquestration suivis de mort » dans l’enquête sur la d’Estelle Mouzin, à l’issue d’une audition devant Sabine Khéris. Lors de cette audition, il n’a toutefois pas reconnu formellement avoir tué la fillette.

L' »ogre des Ardennes » avait jusqu’à présent nié toute implication dans l’affaire Estelle Mouzin, disparue le 9 janvier 2003 alors qu’elle rentrait de l’école à Guermantes (Seine-et-Marne), expliquant qu’il se trouvait ce jour-là à son domicile de Sart-Custinne, en Belgique.

En guise d’alibi, le tueur en série invoquait un appel téléphonique passé à son fils le soir des faits pour son anniversaire. Ce dernier n’avait alors pas décroché mais l’appel avait été attesté par des relevés téléphoniques.

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Cette version est désormais fragilisée par les déclarations de son ex-épouse, qui assure avoir elle-même passé ce coup de téléphone. « On a bien avancé sur la piste Founiret » mais « il y aura d’autres investigations et d’autres interrogatoires », a souligné vendredi Me Delgenes.

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