Le député LFI François Ruffin a annoncé lundi qu’il retirait sa proposition de loi visant à « cesser la maltraitance » des femmes de ménage, qui devait être examinée jeudi par l’Assemblée, car le texte a été « vidé de sa substance » par la majorité.
« Il n’y a plus rien de valable » dans la version issue de la commission des Affaires sociales, a affirmé à l’AFP l’élu de la Somme, qui se réfère à l’engagement d’Emmanuel Macron, au début de la crise du coronavirus, de soutenir le « peuple travailleur de France ». Et de lancer: « Que la majorité assume le vide! »
De son côté, l’oratrice LREM sur ce texte, Charlotte Lecocq a regretté sur Twitter que « les agents d’entretien devront attendre pour enfin voir naître l’obligation de travail sur des horaires non décalés ».
D’après elle, François Ruffin « s’en moque éperdument »: « Buzz médiatique, tremplin pour 2022, voilà à quoi lui sert vraiment son mandat parlementaire. Je suis écœurée », a ajouté l’élue du Nord.
Dans sa version initiale, la proposition de loi prévoyait de majorer de 50% les heures de travail effectuées entre 18H00 et 9H00, afin d' »inciter économiquement » le nettoyage en journée.
La majorité a notamment rejeté cet article au profit d’une autre disposition qui va « plus loin » selon l’élue LREM: elle prévoit qu’un donneur d’ordre qui refuse d’accorder le travail en journée entre 9H00 et 18H00 « doit motiver son refus ».
François Ruffin avait alors tonné contre une version devenue un « zéro absolu », et voté contre son propre texte en commission. Il devait passer jeudi en soirée lors d’une « niche » réservée au groupe de Jean-Luc Mélenchon.
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