France

Une ancienne ministre de Jacques Chirac placée en garde à vue

Lucette Michaux-Chevry a été auditionnée en garde à vue dans le cadre d’une enquête qui porte sur le financement de la campagne du président de la région Guadeloupe lors des élections de 2015.

Lucette Michaux-Chevry, ancienne ministre de Jacques Chirac, a été entendue par la police «sous le régime de la garde à vue», jeudi matin, dans le cadre d’une enquête financière, a appris l’AFP auprès du parquet de Basse-Terre, confirmant une information de médias locaux.

Mme Michaux-Chevry a été auditionnée «en garde à vue de 9h30 à midi» dans le dossier du «financement de la campagne électorale de M. Ary Chalus (président de la région Guadeloupe) lors des dernières régionales» en 2015, a indiqué jeudi à l’AFP Jean-Luc Lennon, procureur de la République de Basse-Terre.

L’ancienne ministre de Jacques Chirac, par ailleurs ancienne maire de Basse-Terre et ancienne présidente de la communauté d’agglomération Grand-Sud Caraïbes, âgée de 91 ans, a été interrogée au commissariat du chef-lieu.

Si «d’autres personnes avaient déjà été entendues dans ce dossier», cela n’a «pas encore été le cas pour Ary Chalus», selon M. Lennon qui précise qu’il n’y a, pour l’heure, «pas de mise en examen dans ce dossier». Mais «il y aura d’autres garde à vue», selon la même source.

Une affaire qui s’ajoute à d’autres condamnations

Cette affaire présumée vient s’ajouter à des soupçons ou condamnations pour Mme Michaux-Chevry, figure de la politique locale. En novembre 2019, la nonagénaire avait été déclarée coupable de non-respect du code de l’environnement et de la santé et de favoritisme dans l’attribution d’un marché public et condamnée à deux ans de prison avec sursis, interdiction définitive d’exercer une fonction publique et 5 ans d’inéligibilité, le tout assorti de 100.000 euros d’amende. Son avocat avait annoncé son intention de faire appel.

Lucette Michaux-Chevry est également mise en examen dans le cadre d’une affaire de détournement de fonds publics et de blanchiment présumés à la Communauté d’agglomération Grand-Sud Caraïbes, dont le procès était prévu pour 2020.

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