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Un Afro-Américain passe 44 ans en prison pour le viol d’une femme blanche qu’il n’a pas commis

Un Afro-Américain de Caroline du Nord avait été condamné en 1976 à 80 ans de prison pour le viol d’une femme blanche, malgré l’absence d’éléments le liant au crime, indique CNN.

En août de cette année, la Cour d’appel a finalement jugé que ses droits constitutionnels n’avaient pas été respectés lors de son procès.

Ronnie Long avait 20 ans en 1976 lorsqu’il a été condamné à 80 ans de prison pour le viol d’une femme blanche. Un jury entièrement composé de Blancs avait pris cette décision malgré le manque de preuves matérielles retrouvées sur les lieux du crime.

La condamnation a été annulée jeudi 27 août après une requête en ce sens de l’État de Caroline du Nord déposée au tribunal fédéral, relate CNN.

Aujourd’hui âgé de 64 ans, l’Afro-Américain a toujours soutenu que son procès n’avait pas été équitable. Les preuves «n’auraient pas eu d’importance» car «les cartes étaient jouées contre moi», estime-t-il. «J’allais aller en prison. J’avais été choisi et j’allais aller en prison», affirme-t-il, «tout au long de l’Histoire, les Noirs ont été victimes de discrimination raciale, pourquoi pas moi».

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Au moment de l’affaire, la victime avait affirmé reconnaître son agresseur en désignant Ronnie Long, lequel se trouvait au commissariat à la suite d’une accusation d’intrusion dont les charges ont ensuite été abandonnées. D’après son avocat, Jamie Lau, «les jeux étaient faits d’avance contre lui, en grande partie à cause de la dynamique raciale en Caroline du Nord et du Sud en 1976».

Ronnie Long a commencé à reprendre espoir en 2005, lorsque ses avocats ont découvert des preuves qui n’avaient pas été divulguées lors du procès et qui auraient pu l’innocenter. Une longue bataille juridique s’est ensuivie. L’homme a confié avoir tenu plus de 40 ans en cellule grâce à sa famille et à Dieu.

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L’affaire n’est pas terminée

La récente libération de M.Long ne signifie pas pour autant qu’il a été déclaré innocent. L’arrêt prononcé par le tribunal fédéral évoque une «suppression délibérée de preuves matérielles» et une «fraude» lors du procès de 1976, mais laisse une juridiction inférieure trancher la question de sa culpabilité, a précisé la chaîne.

La défense s’estime cependant confiante dans le fait que les accusations seront rejetées. Ashleigh Long, son épouse depuis 2014, a créé une campagne de récolte de fonds pour aider son mari à «faire la transition vers la vie hors de prison». Deux jours après la libération, le couple a déjà récolté près de 14.000 dollars (11.700 euros).

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