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Le Qatar entame sa plaidoirie devant la CIJ dans une affaire de discrimination raciale aux EAU

La crise de trois ans opposant le Qatar à plusieurs pays du Moyen-Orient revient cette semaine à la plus haute juridiction de l’ONU avec des audiences dans une affaire entre Doha et les Émirats arabes unis (EAU).

L’Arabie saoudite, Bahreïn, les Émirats arabes unis, l’Égypte et plusieurs autres alliés ont rompu leurs liens avec le Qatar dans un mouvement de choc en 2017, accusant Doha de soutenir le terrorisme et de se ranger du côté de leur rival régional, l’Iran. La crise entre le Qatar et les pays du blocus dirigés par l’Arabie saoudite ne montre aucun signe de ralentissement malgré la pression internationale croissante pour mettre fin à la querelle. L’alliance a émis une série de conditions que le Qatar doit accepter avant de lever l’embargo qui comprend une interdiction du commerce aérien, terrestre ou maritime direct. Doha nie fermement ces allégations et a refusé de répondre aux demandes qui stipulent également la fermeture de son radiodiffuseur d’État phare Al-Jazeera.

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En juin dernier, la Cour internationale de justice (CIJ) a rejeté une demande des EAU demandant que des mesures provisoires soient imposées au Qatar dans un différend de discrimination raciale. L’affaire est centrée sur le boycott du Qatar par Bahreïn, l’Égypte, les Émirats arabes unis et l’Arabie saoudite, qui ont accusé Doha de soutenir les «terroristes» et d’être trop proche de l’Iran.

Le Qatar a déposé une plainte en 2018 contre les Émirats arabes unis, alléguant que le boycott enfreignait une convention anti-discrimination, y compris l’expulsion de Qataris et un blocus maritime et aérien. Le cas du Qatar à la CIJ indique que les actions des EAU ont enfreint la Convention internationale de 1965 sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale (CERD). Dans son cas, le Qatar a accusé les Émirats arabes unis de créer un «climat de peur» pour les Qataris qui y vivent. Les juges ont rendu une ordonnance provisoire selon laquelle les familles qataries séparées par le boycott des EAU doivent être autorisées à se réunir et les étudiants qatariens devraient être autorisés à terminer leurs études aux EAU. La CIJ a également ordonné aux Émirats arabes unis de prendre des mesures d’urgence pour protéger les droits des citoyens qataris, en attendant le début des audiences complètes sur l’affaire, qui commencent lundi et durent une semaine.

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La CIJ a été créée en 1946 après la Seconde Guerre mondiale pour statuer sur les différends entre les États membres des Nations Unies. Les jugements de la Cour sont contraignants, mais il n’a aucun moyen de les exécuter. Toute décision définitive dans l’affaire du Qatar pourrait prendre des années.

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