Des coups de feu ont éclaté mardi dans une ville au sud de Beyrouth, où des affrontements la semaine dernière ont tué deux personnes et augmenté le risque de conflits sectaires au Liban, a indiqué l’agence de presse d’Etat (NNA).
L’ANI a déclaré qu’une patrouille de l’armée s’était déployée dans la région de Khaldeh pour calmer la situation, mais n’a donné aucun autre détail.
Les affrontements de la semaine dernière à Khaldeh entre musulmans sunnites et chiites, au cours desquels un garçon de 13 ans a été tué, ont provoqué une vague de contacts entre les politiciens libanais cherchant à contenir les tensions.
Une source de sécurité a déclaré que le frère de l’une des personnes impliquées dans la confrontation de jeudi était venu dans la région lundi, mettant en colère la tribu arabe sunnite à laquelle appartenait le garçon. Ils ont tiré sur le bâtiment qu’il visitait.
La tribu a accusé la semaine dernière des membres du groupe chiite Hezbollah d’avoir ouvert le feu, une accusation qu’elle a catégoriquement démentie.
L’armée libanaise avait déclaré que le problème, jeudi, avait dégénéré sur une affiche posée par des chiites pour commémorer Achoura, marquant le martyre du septième siècle de l’imam Hussein.
Le président français Emmanuel Macron est actuellement en visite au Liban pour faire pression pour la formation d’un gouvernement capable de promulguer les réformes demandées depuis longtemps pour aider le pays à sortir d’une crise économique aggravée par l’explosion du mois dernier au port de Beyrouth.
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