Les Nations Unies ont condamné les affrontements entre deux groupes armés dans une banlieue résidentielle de la capitale libyenne et l’utilisation d’armes lourdes.
La Mission d’appui des Nations Unies en Libye (MANUL), dans un communiqué vendredi soir, a exprimé sa « grande inquiétude » face aux combats dans la banlieue est de Tajoura.
« Des armes lourdes » ont été utilisées dans un « quartier peuplé de civils », lors d’affrontements qui ont « endommagé des propriétés privées et mis des civils en danger », a-t-il indiqué.
La MANUL a déclaré qu’elle « rappelle à toutes les parties leurs obligations conformément au droit international humanitaire » et a appelé à des réformes urgentes pour renforcer la sécurité.
Les affrontements ont éclaté jeudi soir entre deux milices fidèles au gouvernement d’accord national (GNA) basé à Tripoli et reconnu par l’ONU, mais la cause reste incertaine.
Au moins trois personnes ont été tuées et plusieurs blessées dans les deux camps, selon des informations locales non confirmées. Les habitants ont déclaré que les affrontements se sont terminés vendredi à midi.
Le ministre de la Défense du GNA, Salah Eddine al-Namrouch, a menacé d’intervenir par la force et ordonné la dissolution des deux milices et la déposition de leurs chefs devant un procureur militaire.
Tajoura a également subi des dommages après que le putschiste général Khalifa Haftar a lancé une offensive contre Tripoli en avril 2019. Les forces pro-GNA ont repoussé les troupes de ce dernier après 14 mois de combats.
La Libye a enduré près d’une décennie de chaos violent depuis qu’un soulèvement soutenu par l’OTAN a renversé et tué le leader de longue date Moammar Kadhafi en 2011.
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