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Denis Gargaud, trois courses pour la quête d’une place à Tokyo

Quatre années de préparation condensées en trois jours de course: Denis Gargaud, champion olympique de canoë à Rio en 2016, joue sa présence aux JO de Tokyo l’an prochain dans le stade d’eaux-vives de Pau de jeudi à dimanche, face à une concurrence tricolore extrêmement dense.

Ni Denis Gargaud (33 ans), pourtant champion olympique en titre, ni Cédric Joly (25 ans), champion du monde en titre, n’ont la garantie de disputer les JO de Tokyo, reportés à l’été 2021 (23 juillet-8 août).

Il est même possible qu’aucun des deux ne décroche le précieux sésame, si le troisième candidat au ticket olympique vient se mêler à la lutte, le vice-champion d’Europe 2019 Martin Thomas (31 ans) complétant le trio français solidement installé dans le top 10 mondial du C1 masculin en slalom.

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« Il y a une énorme densité! C’est l’une des disciplines où la France est très forte », explique Denis Gargaud, champion du monde en 2011, mais privé des Jeux en 2012 par Tony Estanguet, qui avait décroché à Londres son troisième titre olympique.

Pour Tokyo-2020, la Fédération a dû adapter son processus de sélection aux évolutions de la pandémie de Covid-19, puisque les Championnats d’Europe prévus en mai à Londres, qui devaient servir de juge de paix, ont été reportés.

La FFCK a rapidement opté pour le bassin de Pau pour distribuer les places olympiques dans les quatre disciplines olympiques (canoë et kayak monoplace, messieurs et dames).

– En mode Covid-19 –

« C’est la course la plus importante. On a eu du temps de préparation, on nous a prévenu suffisamment à l’avance pour que l’on puisse planifier un entraînement de qualité », estime Gargaud.

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Il n’avait pas prévu de participer à une compétition avant ces sélections nationales, mais pour voir comment se déroule une course au temps du Covid-19, il s’est aligné aux Championnats d’Europe, finalement délocalisés à Prague il y a trois semaines.

« Sincèrement et honnêtement, je n’étais pas du tout animé par la compétition, mais par le fait, d’abord de changer d’air, et aussi de voir ce que ça donnait » en mode Covid-19, glisse le céiste, qui s’est hissé en finale (9e), tout comme Joly (10e) et Thomas (7e).

Pour préparer les Jeux de Tokyo, le Marseillais a fait le choix en début d’année 2020 de s’installer à Pau, lui qui a déjà décidé de prolonger son aventure jusqu’en 2024 et les Jeux à Paris.

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Et c’est dans son nouveau bassin d’entraînement que le billet pour Tokyo se jouera, au cours de trois courses (les deux meilleurs résultats sont retenus) jeudi, samedi et dimanche.

« C’est un bassin que tout le monde connaît très bien. On est tous dans le même cas », souligne le Palois d’adoption.

Dans les autres disciplines, le kayakiste Boris Neveu, champion du monde en 2014, sera le grand favori pour le billet en K1. Chez les dames, Lucie Baudu (27 ans) tentera sa chance en canoë et en kayak, face à Camille Prigent et Marie Zelia Lafont en K1, et face à Claire Jacquet et Lucie Prioux en C1.

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