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Gaël Fickou, de l’aplomb dans l’aile

Ailier n’est pas son poste de prédilection. Mais Gaël Fickou a fait mieux que dépanner puisant dans son expérience et sa solidité pour contribuer au succès du XV de France contre l’Irlande (35-27), samedi au Stade de France.

Une passe décisive pour Antoine Dupont (7) et un lob finement ciselé au pied à l’origine d’un autre essai concrétisé par Ntamack (44): pas mal pour un joueur qui ne jouait pas à sa place habituelle.

« Je joue rarement ailier » mais « s’il faut dépanner je le fais », disait-il avant la rencontre. Le centre du Stade français, le plus capé des Bleus à seulement 26 ans (57 sélections) sait s’adapter aux besoins.

Samedi, il a d’abord fendu les courants d’air du Stade de France d’une percée sur le gauche pour mettre dans le vent trois Irlandais et servir à l’intérieur le demi de mêlée Dupont. Lequel a décidément bien mérité son nouveau surnom de ministre… de l’Intérieur.

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En début de seconde période, l’ancien Toulousain (2012-2018) s’est mis en valeur en trompant la défense verte d’un habile coup de pied en cloche, qui a trouvé Dupont (encore) avant la finition de l’ouvreur Romain Ntamack.

Décaler Fickou du centre à l’aile, c’était finalement l’assurance tous risques plus encore que SOS dépannage.

Le sélectionneur Fabien Galthié avait choisi de miser sur son vécu en Bleu plutôt que de titulariser le novice de La Rochelle Arthur Retière (23 ans).

Les Français avaient souffert sur les ballons hauts contre les Gallois samedi dernier. Il fallait juguler le jeu au pied de pression de la charnière irlandaise, composée des très expérimentés Conor Murray et Jonathan Sexton qui cumulent 176 sélections à eux deux sous le maillot vert. D’autant que l’équipe de France avait encore une chance de gagner le Tournoi.

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– Plusieurs vies en Bleu –

« Johnny Sexton utilise énormément son pied (…) pour mettre énormément de pression soit de manière tendu soit sur du jeu au pied très élevé vers notre aile », avait expliqué Galthié.

L’ouvreur du Leinster, passé par le Racing 92 (2013-2015), a posé des problèmes aux Français, qui ont encore souffert sur les ballons aériens. Mais ils ont trouvé des ressources offensivement par l’intermédiaire de Fickou, qui avait déjà fait le job à l’aile durant le Tournoi.

En février, à Cardiff, il avait suppléé Vincent Rattez, blessé, les Bleus s’étaient imposés (27-23). Et le Montpelliérain Arthur Vincent avait été associé au centre à Virimi Vakatawa.

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Galthié avait réutilisé cette alternative en mars à Edimbourg avec moins de réussite (défaite 28-17). A Saint-Denis, « la notion d’expérience collective », privilégiée par le sélectionneur, a payé.

Fickou, de temps en temps pris pour Kylian Mbappé dans la rue, alors qu’il « ne lui ressemble pas du tout » selon ses termes, a fait une nouvelle fois la démonstration de sa polyvalence. En taulier, lui qui a déjà vécu plusieurs vies en Bleus, en étant pourtant encore loin de la trentaine.

Sélectionné pour la première fois en 2013, le natif de la Seyne-sur-Mer (Var) a déjà connu quatre sélectionneurs. Philippe Saint-André, Guy Novès, Jacques Brunel et donc Galthié qui loue son expérience, rappelant souvent qu’il est le plus capé de cette jeune équipe, de 25 ans de moyenne d’âge. Et sait utiliser ses compétences en dépannage.

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