le Kenya étend le couvre-feu et interdit les rassemblements politiques

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Le président Uhuru Kenyatta a annoncé mercredi une extension du couvre-feu nocturne ainsi qu’une interdiction des rassemblements politiques au Kenya, sur fond d’accélération des cas d’infections au nouveau coronavirus ces dernières semaines.

Le chef de l’Etat s’adressait à la Nation à l’issue d’une réunion avec les acteurs de la lutte contre le Covid-19, dont les gouverneurs des comtés.

Concentrée sur les métropoles de Nairobi et de Mombasa – 2e ville du pays – durant la première partie de l’année, la circulation du virus a récemment enregistré une forte progression dans le reste du pays.

Le Kenya, qui s’était réjoui en septembre d’une baisse du nombre d’infections au Covid-19, a connu en octobre son mois le « plus tragique », a dit M. Kenyatta, avec plus de 15.000 nouvelles infections (sur un total de plus de 58.000) et environ 300 morts, soit presque le tiers des décès enregistrés depuis mars.

« Le couvre-feu national est étendu jusqu’au 3 janvier 2021. A compter de ce soir, 4 novembre, le couvre-feu sera désormais effectif entre 22H00 et 04H00 » locales, a déclaré Uhuru Kenyatta dans un discours retransmis à la télévision.

Ce couvre-feu, en vigueur depuis fin mars, avait été retardé de 21H00 à 23H00 depuis le 28 septembre, date à laquelle plusieurs mesures de restriction avaient été assouplies face à un ralentissement de la propagation de l’épidémie.

Mais depuis, « la tendance s’est inversée », a souligné le chef de l’Etat, citant notamment une hausse de 140% des hospitalisations et un quasi-quadruplement du taux de positivité aux tests.

Sur le sujet sensible des écoles, le chef de l’Etat a indiqué mercredi que les élèves des quelques classes déjà rouvertes allaient continuer à étudier mais que toutes les autres resteraient fermées jusqu’en janvier 2021.

« Tous les rassemblements et réunions politiques sont suspendus pour une période de 60 jours et ceci prend effet immédiatement », a ajouté M. Kenyatta.

De récents rassemblements politiques de milliers de personnes, organisés notamment par M. Kenyatta, son vice-président William Ruto ou l’ancien chef de l’opposition rallié au pouvoir Raila Odinga, ont été pointés du doigt dans la récente résurgence du virus.

Mercredi, Wycliffe Oparanya, gouverneur du comté de Kakamega (Ouest) et président du Conseil des gouverneurs, a qualifié les membres de la classe politique de « super propagateurs ».

L’économie kényane a été fortement secouée par la pandémie de Covid-19: au deuxième trimestre, le PIB s’est contracté de 5,7% comparé à une croissance de 5,3% sur le même trimestre 2019 et au moins 1,7 million de salariés ont perdu leur emploi, selon les chiffres officiels.

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