Feu vert de l’Assemblée au budget 2021 « travail et emploi », en hausse

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L’Assemblée nationale a voté jeudi soir en première lecture le projet de budget 2021 pour le travail et l’emploi, en hausse de 400 millions d’euros, mais critiqué par des élus d’opposition comme « pas à la hauteur » au vu de la situation « dramatique » liée à la crise.

La ministre du Travail Élisabeth Borne a défendu devant les députés un budget « ambitieux » rendu « plus que jamais nécessaire » par la crise liée au Covid-19 pour « redonner des perspectives d’avenir » aux Français.

Elle a rappelé que les crédits de son ministère pour 2021 « se décomposent en deux volets »: d’une part la mission « travail et emploi » votée par les députés par 73 voix contre une, en augmentation de « plus de 400 millions d’euros et qui s’élève à 13,2 milliards ». Et d’autre part les crédits exceptionnels du plan de relance (22 milliards pour 2021), dont « près de la moitié » sont alloués au ministère.

Mme Borne a notamment défendu une « réponse massive » face à la crise, avec la prise en charge de l’activité partielle, ou le plan jeune, avec des primes à l’embauche qui « montent en charge » et des perspectives « positives » sur l’apprentissage.

La majorité LREM a soutenu un budget « inédit », « offensif et protecteur », les élus MoDem, Agir et UDI apportant aussi leur appui, comme le PS malgré des bémols.

Certains élus ont déploré le manque de visibilité avec la « cohabitation » de ces deux budgets distincts.

Pour LR, Stéphane Viry a aussi regretté que le budget examiné ne soit pas « plus compétitif » alors que la deuxième vague de l’épidémie aura des conséquences sur l’emploi, faisant état d’une abstention de son groupe. Évoquant une période « dramatique », son collègue Thibault Bazin a observé que le budget « reste inférieur de près de 2 milliards d’euros à celui de 2018 », hors plan de relance, Mme Borne invoquant des « effets de périmètre ».

« On aurait pu s’attendre à un budget de combat », a aussi critiqué Jean-Hugues Ratenon (LFI) jugeant les moyens alloués pas réellement « à la hauteur des défis » et se demandant quel « rayon de soleil » est offert aux jeunes et aux chômeurs.

Ce budget « ne sera pas en mesure de répondre à la crise économique et sociale d’une extrême violence », a aussi jugé Stéphane Peu (PCF), plaidant notamment comme son collègue Bertrand Pancher (Libertés et Territoires) pour l’abandon de la réforme controversée de l’assurance-chômage, suspendue jusqu’au 1er avril.

Parmi les amendements adoptés, les députés ont alloué 6 millions d’euros supplémentaires à l’expérimentation Territoires zéro chômeurs de longue durée, via des transferts de crédits. Des crédits de 5 millions d’euros ont aussi été redéployés vers les Maisons de l’emploi.

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