Les autorités ivoiriennes ont arrêté le chef de l’opposition Pascal Affi N’Guessan dans le cadre d’une répression croissante contre ceux qui contestaient la réélection du président pour un troisième mandat, ont déclaré samedi des responsables du parti d’opposition.
N’Guessan a été arrêté à Akoupé, une ville au nord-est d’Abidjan, alors qu’il se rendait à Bongouanou, sa patrie ancestrale, selon un communiqué publié sur la page officielle de son parti politique, le Front populaire ivoirien.
L’arrestation intervient après que les autorités ont arrêté un haut fonctionnaire d’un autre parti d’opposition, Maurice Kakou Guikahue du PDCI.
L’opposition a qualifié la réélection du président Alassane Ouattara pour un troisième mandat de «coup d’État électoral». Il a tenté de contester la légalité de sa candidature avant le vote du 31 octobre, affirmant que le président avait déjà purgé deux mandats au pouvoir. Ouattara a soutenu qu’il pourrait se présenter à nouveau en raison d’un référendum constitutionnel en 2016.
N’Guessan et l’autre haut candidat de l’opposition, Henri Konan Bedie, ont boycotté le vote et ont déclaré peu de temps après qu’ils considéraient le mandat d’Ouattara comme terminé. Le gouvernement a qualifié cette déclaration d ‘«acte de sédition».
Vendredi, le procureur Adou Richard a déclaré que N’Guessan serait poursuivi pour terrorisme et attaque contre l’autorité de l’État et que les autorités recherchaient également une autre figure de l’opposition, Albert Toikeusse Mabri.
Le procureur a cependant déclaré que Bedie, 86 ans, n’était «ni en état d’arrestation ni en résidence surveillée».
Il y a eu des craintes généralisées de violences post-électorales en Côte d’Ivoire, où plus de 3000 personnes ont été tuées à la suite d’un vote contesté il y a dix ans.
Les chefs de l’opposition ont déclaré que plus de 30 personnes étaient mortes dans les violences liées aux élections de cette année.
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