Labrune (LFP) se dit « prêt » à « affronter » Mediapro

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Le président de la Ligue de football professionnel (LFP) Vincent Labrune s’est dit « prêt » à « affronter » Mediapro dont il exige qu’il « respecte ses engagements », après le non-versement par le groupe sino-espagnol des droits TV lié aux Championnats de L1 et de L2 en octobre.

« J’attends d’eux qu’ils respectent leur engagement et qu’au minimum, ils fassent preuve de responsabilité dans le dénouement de la crise qui nous oppose », a déclaré M. Labrune dans un entretien au Journal du Dimanche.

« En me présentant à la présidence de la Ligue, je savais le contexte général et les risques associés. Et je suis prêt à les affronter. Je savais qu’un tel séisme n’était pas à écarter et qu’une renégociation de ces droits télés était à prévoir », explique l’ancien président de l’Olympique de Marseille, élu à la tête de la LFP en septembre.

« Nous échangeons de façon constructive avec le conciliateur afin de trouver une solution acceptable pour chacune des parties dans le délai le plus court possible. Car du temps, en l’état, nous n’en avons pas », a insisté M. Labrune.

Mediapro, qui s’était adjugé en 2018 80% des droits de la Ligue 1 pour 780 millions d’euros par an, n’a pas versé l’échéance estimée par L’Equipe à 172 millions d’euros due début octobre.

Le groupe sino-espagnol souhaite revoir les modalités du contrat de cette saison et a engagé une procédure en conciliation avec la Ligue (LFP). Celle-ci peut durer jusqu’à cinq mois, même si plusieurs médias avancent que le conciliateur Marc Sénéchal a prévu d’achever le processus début décembre.

Le litige ébranle toute l’économie du football français car les clubs professionnels tirent en moyenne un tiers de leurs revenus des droits TV.

Par ailleurs, M. Labrune a expliqué au JDD vouloir « ouvrir un débat » sur le nombre de clubs en Ligue 1 et en Ligue 2, estimant qu’il y a « trop de compétitions, trop de clubs, trop de joueurs » en Europe, ce qui « tire le niveau moyen vers le bas ».

« Il n’est pas question de ligue fermée. Il s’agit simplement d’ouvrir un débat sur le nombre de clubs participant à la Ligue 1 et à la Ligue 2 », selon lui.

« Nous devons redessiner le format de nos compétitions. C’est obligatoire, sinon nous mourrons d’ennui en matière de spectacle et d’épuisement en matière d’investissements », insiste M. Labrune.

Actuellement, vingt clubs jouent en Ligue 1 et autant en Ligue 2, pour des championnats de 38 journées.

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