mouvement de grève pour un protocole renforcé partout

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Malgré un renforcement du protocole sanitaire dans les lycées pour enrayer la deuxième vague de l’épidémie de Covid-19, des enseignants étaient en grève mardi, pour réclamer une limitation du brassage des élèves à l’école et au collège.

Dès la semaine prochaine, le ministère de la Santé va mettre à disposition des établissements scolaires un million de tests antigéniques à destination des personnels, a-t-on appris lundi auprès du ministère de l’Education nationale.

Confronté à la grogne naissante de ses personnels, le ministre Jean-Michel Blanquer avait annoncé la semaine dernière de nouvelles mesures pour limiter les risques de contamination dans les lycées, en autorisant davantage de cours à distance, à condition de conserver au moins 50% d’enseignement en présentiel pour chaque élève.

Malgré cela, une intersyndicale (FSU, FNEC-FP-FO, CGT Educ’action, SNALC, SUD et SNCL-FAEN) a appelé à cesser le travail.

Elle estime notamment que la « situation actuelle nécessite la présence massive et urgente de personnels dans les écoles, collèges, lycées » et demande au ministère de « procéder dès à présent au recrutement de personnels, en particulier en ayant recours aux listes complémentaires des concours ».

Les tensions restent fortes au collège qui, selon les syndicats, brasse de nombreux élèves, notamment à la cantine.

« Les questions sanitaires demeurent très vives dans les collèges et la colère est montée d’un cran en fin de semaine dernière car ils n’ont pas compris d’avoir été totalement écartés des annonces du ministère », a expliqué à l’AFP Sophie Vénétitay du Snes-FSU, le premier syndicat du secondaire.

Les syndicats ont du mal à estimer l’étendue du mouvement de grève mais ils pensent qu’il sera suivi de près au collège.

A Paris, des tentatives de blocages ont eu lieu mardi matin dans cinq lycées, a indiqué le rectorat à l’AFP. Dans la capitale, le taux de grévistes s’établissait à 15,3% dans les collèges, 8,7% dans les lycées professionnels, 4,5% dans les lycées généraux et technologiques et 6,9% dans le premier degré, a-t-on appris de même source.

– « Souci pour la santé » –

Mardi matin à l’école REP+ (quartier défavorisé) Victor-Duruy à Lille, 15 des 19 membres du corps enseignant étaient en grève, et 10 classes sur 12 étaient fermées, selon Clémence Lambinet, professeure des écoles et membre du Snuipp-FSU.

« Nous, ce qu’on souhaite, c’est que l’école reste ouverte. On a vu avec le premier confinement à quel point nos élèves ont besoin du contact et de l’éducation qu’on leur donne », souligne-t-elle. « Mais quand un prof est cas contact, qu’il attend son test, il n’est pas présent, les enfants sont répartis dans d’autres classes, ce qui pose un souci pour la santé des enfants et le suivi scolaire ».

Baptiste Mahé, professeur des écoles remplaçant et membre du même syndicat, voudrait surtout un protocole sanitaire clair. « On nous demande d’aérer les classes toutes les deux heures. Mais il y a plein d’écoles où les fenêtres ne peuvent pas s’ouvrir (…) pour chaque mesure, on nous dit +faites le si c’est possible+. Et quand ce n’est pas possible on fait quoi ? »

« L’objectif (du gouvernement) est que les écoles restent ouvertes jusqu’en juin, mais sans moyens supplémentaires, comment assurer le non-brassage, la distanciation, la réduction des effectifs ? », s’interroge Guislaine David, la secrétaire générale du Snuipp-FSU.

« La rentrée de la Toussaint a été difficile à gérer au niveau sanitaire, en plus de l’hommage à Samuel Paty. Les enseignants sont épuisés alors que nous ne sommes qu’en novembre », juge-t-elle.

« Il est urgent de se mettre autour de la table avec le ministère pour trouver des solutions d’accueil des élèves telles que des gymnases afin de mettre en place des demi-groupes, qui vont nous permettre de tenir sur la longueur », poursuit la responsable syndicale.

La FCPE (parents d’élèves) va dans le même sens. « On sait notamment à Paris que la mairie a dressé une liste de lieux disponibles pour accueillir des enfants et donc désengorger les classes, alors qu’attendons-nous ? », s’interroge Rodrigo Arenas, son président.

Selon Olivier Flippo, directeur d’une école élémentaire dans le Val-d’Oise et syndiqué au SE-Unsa, « il y aura beaucoup d’écoles fermées mardi » dans son département. « On fait grève pour dire que notre ministre nous traite mal: il y a sans cesse des ordres et des contrordres », regrette-t-il.

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