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la flotte face au front

Les choses sérieuses commencent dans la soirée de mardi pour les skippers du Vendée Globe qui vont devoir faire face à un front au large des côtes espagnoles, entre rafales de vents et creux de 5 à 6 mètres.

Leader au classement à la mi-journée, Damien Seguin (Groupe Apicil) a cédé sa place en début de soirée à Maxime Sorel (V And B Mayenne) et appelle à la prudence pour les prochaines et longes heures à venir avec cette dépression.

« On s’en serait bien passé. Il faut être sage, ce n’est pas là que le Vendée Globe se gagne mais c’est là qu’il peut se perdre », a relevé le marin de 41 ans, premier skipper avec un handicap à faire le Vendée Globe, qui avait déjà passé une nuit difficile.

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« La nuit n’a pas été simple, il a fallu naviguer en faisant attention à tous les pêcheurs le long de la côte. Avant le lever du soleil, le bateau ralentissait, j’ai mis la tête sous l’eau et j’ai vu qu’il y avait un gros filet dans la quille. J’ai mis le masque et les palmes et je suis allé couper tout ça », a raconté Seguin lors d’une liaison avec le PC Course.

– Nouvelle dépression jeudi –

Seguin pointait à la 5e place au classement de 18h parmi un groupe qui a choisi de prendre une route plus au sud pour se protéger davantage des éléments. L’autre partie de la flotte part directement dans l’affrontement, à l’ouest, pour profiter de conditions plus clémentes qui les attendent après ce passage.

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Armel Tripon (L’Occitane en Provence) et Thomas Ruyant (LinkedOut) sont dans cette stratégie avec leur bateau de toute dernière génération, les monocoques dits +volants+ grâce à leur foils (grands appendices latéraux qui élèvent la coque le plus possible au dessus de l’eau pour faire filer le bateau à vive allure).

A la barre d’une des ces machines, Charlie Dalin (Apivia) a passé sa journée de lundi à descendre vers le Cap Finisterre pour aller chercher une bascule de vent et aller vers l’ouest, comme d’autres favoris tels Jérémie Beyou (Charal). « Mais il y a un gros, gros, gros méchant front qu’il va falloir négocier », a-t-il dit.

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Un passage difficile qui devrait éprouver durement les marins avant une dépression attendue jeudi, encore plus redoutable.

« Ils ne sont pas très chanceux sur cette descente, et il faut se méfier de la prochaine dépression qui peut être sévère », a prévenu le directeur de course Jacques Caraës.

Sur les 33 skippers ayant pris le départ dimanche, Fabrice Amedeo (New Rest – Art & Fenêtres) est revenu au port pour réparer une fissure en haut du mât. Il devrait repartir mardi soir.

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