à la chasse aux fantômes écossais

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Murrayfield, acte 2. Huit mois après la seule défaite de l’ère Galthié, le XV de France retrouve l’Écosse dimanche à Edimbourg avec l’espoir d’avoir tiré suffisamment d’enseignements pour ne pas revivre le même scénario.

Le contexte sera forcément « différent » de celui du 8 mars (28-17), comme l’a souligné mardi l’arrière Thomas Ramos.

Pas de « Flower of Scotland » entonné par tout un stade, pour cause de match à huis clos, pas de cornemuse mais une compétition, la toute nouvelle Coupe d’automne des nations, qui n’a pas encore le même prestige que le Tournoi. L’équipe de France veut pourtant se donner tous les moyens pour l’emporter.

Mais pas question de ressasser. « On travaille sur ce qu’on a pu faire là-bas mais, en aucun cas, on ne se fait de scénarios », souligne Ramos, qui sauf surprise, devrait débuter à l’arrière pour pallier l’absence d’Anthony Bouthier, blessé au genou gauche.

Cette défaite (28-17), sans le bonus défensif, avait coûté très cher aux Bleus, qui avaient terminé deuxièmes du Tournoi, avec le même nombre de points que l’Angleterre (18), première au bénéfice d’une meilleure différence de points générale.

Surtout, Charles Ollivon et ses partenaires avaient cumulé les tuiles à Murrayfield: blessure de Camille Chat lors de l’échauffement, carton jaune précoce pour le troisième ligne François Cros, sortie de l’ouvreur Romain Ntamack au bout de huit minutes de jeu pour protocole commotion et carton rouge pour le pilier droit Mohamed Haouas, peu avant la mi-temps, après un coup de poing adressé à Jamie Ritchie…

« Il y a eu beaucoup d’aléas, des blessures et faits de jeu… », a rappelé mercredi Grégory Alldritt. Mais l’équipe de France a surtout « perdu le fil du match et de (sa) stratégie », a ajouté le troisième ligne centre de La Rochelle, en estimant que le groupe a fait du chemin depuis.

« On a appris que, dans le rugby, il peut se passer beaucoup de choses », souligne-t-il. Durant ce match, « il y avait beaucoup de choses à revoir » et l’équipe a « failli sur certains points », notamment la discipline, mais elle a « pu tirer des enseignements », poursuit le Rochelais.

Alors, revanchards, ces Bleus? « Avant de parler de revanche, c’est avant tout un match de rugby (…) on va là-bas pour gagner et finir premier de ce groupe », estime Alldritt, d’origine écossaise par son père.

– « Être ok dans le chaos » –

Gagner à Edimbourg relève du défi pour les Bleus au regard des chiffres. Ils restent sur quatre défaites consécutives à Murrayfield où leur dernier succès remonte au 8 mars 2014 (19-17).

« Ca fait six ans qu’on n’a pas gagné là-bas. C’est une autre histoire que le dernier match », tempère d’ailleurs le deuxième ligne Paul Willemse.

Le XV du Chardon est dans une bonne dynamique: samedi à Florence, il a signé contre l’Italie une cinquième victoire d’affilée (28-17), du jamais-vu depuis 2011.

Les Français, eux, n’ont pas joué depuis le 31 octobre et le succès contre l’Irlande (35-27) dans le Tournoi. La rencontre prévue dimanche dernier contre les Fidji a été annulée, en raison d’une avalanche de cas de Covid-19 dans les rang de la sélection océanienne.

Le manque de compétition peut-il influer dimanche? « Pas du tout », estime Willemse. « Parce qu’on fait des gros entraînement avec des contacts (…) Pas pendant 80 minutes mais avec une grosse intensité. Avec des entraînements comme ça, on est en top forme. »

L’objectif est clair: tout faire pour chasser les fantômes écossais. « On a eu le sentiment de vivre le chaos ce jour-là. Mais on s’adapte. On beaucoup travaillé pour être ok dans le chaos », conclut Karim Ghezal, co-entraîneur de la conquête.

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