Le Français Sarkozy fait face à des accusations de corruption devant les tribunaux

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L’ancien président français Nicolas Sarkozy est jugé lundi pour corruption et trafic d’influence dans un scandale d’écoutes téléphoniques, une première pour l’homme politique de 65 ans qui a fait l’objet de plusieurs autres enquêtes judiciaires depuis son départ en 2012.

Sarkozy est accusé d’avoir tenté d’obtenir illégalement des informations d’un juge d’instruction au sujet d’une enquête portant sur lui en 2014. Il se tient procès devant un tribunal de Paris ainsi que son avocat Thierry Herzog, 65 ans, et le juge d’instruction, Gilbert Azibert, 73.

Ils encourent une peine de prison pouvant aller jusqu’à 10 ans et une amende maximale de 1 million d’euros (1,2 million de dollars). Ils nient tout acte répréhensible. Les audiences sont prévues jusqu’au 10 décembre.

Sarkozy et Herzog sont soupçonnés d’avoir promis à Azibert un emploi à Monaco en échange d’une fuite d’informations sur une enquête sur un financement illégal présumé de la campagne présidentielle de 2007 par la femme la plus riche de France, l’héritière L’Oréal Liliane Bettencourt.

En 2014, Sarkozy et Herzog ont utilisé des téléphones portables secrets – enregistrés sous le pseudonyme de « Paul Bismuth » – pour pouvoir avoir des discussions privées car ils craignaient que leurs conversations ne soient écoutées.

Sarkozy et Herzog ont expliqué qu’ils avaient acheté les téléphones pour éviter d’être ciblés par des écoutes téléphoniques illégales.

Les juges d’instruction soupçonnent cependant qu’ils voulaient en fait éviter d’être écoutés par les enquêteurs. Les juges ont constaté que les discussions entre Sarkozy et son avocat suggéraient qu’ils savaient que les enquêteurs judiciaires de l’époque avaient mis leurs conversations sur leurs téléphones officiels – ils ont mentionné «les juges écoutent». Sarkozy a fait valoir qu’il n’était jamais intervenu pour aider Azibert, qui n’a jamais obtenu le poste et a pris sa retraite en 2014.

Les juges d’instruction considèrent que dès qu’une offre est proposée, elle constitue une infraction pénale même si les promesses ne sont pas tenues. Les poursuites judiciaires contre Sarkozy ont été abandonnées dans l’affaire Bettencourt.

Sarkozy a souligné le harcèlement judiciaire, accusant les juges d’avoir violé le privilège avocat-client par écoutes téléphoniques.

« Je ne veux pas que des choses que je n’ai pas faites soient retenues contre moi. Les Français ont besoin de savoir … que je ne suis pas une personne pourrie », a-t-il déclaré à la chaîne BFM au début du mois. face au procès dans un esprit «combatif». C’est la première fois qu’un ancien président est jugé pour corruption en France.

Le prédécesseur de Sarkozy, Jacques Chirac, a été reconnu coupable en 2011 d’abus de fonds publics, abus de confiance et les conflits d’intérêts et à une peine d’emprisonnement avec sursis de deux ans pour des actions au cours de son temps en tant que maire de Paris, avant qu’il était président 1995-2007 Le nom de Sarkozy apparaît depuis des années dans plusieurs autres enquêtes judiciaires.

Les allégations, qui incluent le financement illégal de sa campagne de 2007 par le dictateur libyen de l’époque, Moammar Kadhafi, jettent une ombre sur la tentative de retour de Sarkozy pour l’élection présidentielle de 2017.

N’ayant pas été choisi comme candidat par son parti conservateur, il s’est retiré de la politique active. Sarkozy est resté la figure la plus populaire parmi les électeurs de droite français ces dernières années. Ses mémoires publiés cet été, « The Time of Storms », ont été un best-seller pendant des semaines.

Sarkozy a été accusé de «financement de campagne illégal» dans l’enquête libyenne, en cours depuis 2013 – et a provoqué l’écoute électronique de ses téléphones.

Plus tôt ce mois-ci, homme d’affaires français-libanais Ziad Takieddine est revenu sur ses déclarations antérieures qu’il a livré des valises de Libye contenant 5 millions d’euros (5,9 millions de dollars) en espèces à Sarkozy et son ancien chef de cabinet, Claude Guéant. Au lieu de cela, il a déclaré à la chaîne d’information BFM et au magazine Paris-Match qu’il n’y avait « pas de financement libyen ». Sarkozy a dit que la vérité « sort enfin ».

Pendant ce temps, l’ancien président passera un autre procès au printemps 2021 avec 13 autres personnes accusées de financement illégal de sa campagne présidentielle de 2012. Son parti conservateur et une société du nom de Bygmalion sont accusés d’utiliser un système de facturation spécial pour dissimuler des dépenses excessives non autorisées. Ils sont soupçonnés d’avoir dépensé 42,8 millions d’euros (50,7 millions de dollars), près du double du maximum autorisé, pour financer la campagne, qui s’est soldée par la victoire du rival socialiste François Hollande.

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