la nouvelle carte des sites dévoilée

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Le puzzle prend forme: la nouvelle carte des sites olympiques, en pleine mutation depuis des mois pour dégager des économies, doit être finalisée mercredi à l’issue d’un bureau exécutif de Paris-2024.

Après des mois de négociations, le Comité d’organisation des jeux olympiques (Cojo) devrait donc avaliser les derniers arbitrages à l’issue de son bureau exécutif avant que la carte finale ne soit officiellement validée lors du conseil d’administration le 17 décembre.

Cette nouvelle mouture permet « à quelques détails près », selon une source proche du dossier, d’atteindre l’objectif des 150 millions d’euros à rogner sur les sites sur les 400 millions d’euros d’économies fixés depuis l’été par Tony Estanguet, le patron du Cojo. Le budget global du Cojo est de 3,8 milliards d’euros.

Les grandes lignes de cette nouvelle version de la carte, portant notamment sur la suppression des sites temporaires, avaient déjà été annoncées fin septembre. L’idée était de faire tenir toutes les épreuves sportives sur moins de sites, tout en conservant l’ancrage central en Seine-Saint-Denis.

– Mécano –

Les élus dyonisiens avaient en effet fait part de leurs inquiétudes de voir leur département lésé par ces changements. Mais les organisateurs étaient parvenus à les lever, notamment en maintenant le village médias dans le 93.

Fin septembre, le Cojo avait donc acté du départ de la natation, épreuve reine des JO, du 93, pour atterrir à Nanterre à la Defense Arena (Hauts-de-Seine) dans un bassin provisoire. Ce bassin devra ensuite rejoindre la Seine-Saint-Denis, au titre de l’héritage, comme prévu initialement.

Un départ qui ne change rien au centre aquatique olympique (CAO) qui lui reste en Seine-Saint-Denis et accueillera plongeon, natation synchronisée et water-polo. Une autre épreuve a dû également quitter la Seine-Saint-Denis, le volley-ball, initialement prévu au Bourget.

Ces deux départs avaient été compensés par l’arrivée dans le département le plus pauvre de France, de deux autres épreuves: l’escalade, au Bourget, et le rugby à 7 qui atterrit au Stade de France.

Restait donc à finaliser ce mécano et réussir à caser les sports touchés par toutes ces modifications. Au final de ce jeu de domino, seul un site devrait finalement ne plus accueillir d’épreuves, le Stade Jean Bouin à Paris. Le volley-ball devrait lui trouver un point de chute parisien, et non lillois comme envisagé un temps, au parc des expositions de la Porte de Versailles, selon des sources proches du dossier.

La salle de Paris-Bercy, prévue initialement pour accueillir les phases finales du basket, devrait elle aussi récupérer quelques épreuves supplémentaires, et la gymnastique scindée sur deux sites parisiens. Des ajustements qui ne modifient pas l’équilibre qui avait été trouvé fin septembre.

– Cour des comptes –

Les quelques 150 millions d’euros d’économies réalisées avec ces modifications sur les sites doivent être suivies d’une autre salve portant elle sur les services, autour de 250 millions d’euros, pour atteindre les 400 millions souhaités.

Mais le Cojo risque d’avoir besoin de creuser encore un peu plus. Un rapport de la Cour des comptes paru dans le Canard enchaîné il y a deux semaines a en effet pointé des surcoûts potentiels notamment liés à la sécurité.

Quelques jours plus tard, le délégué interministériel aux JO de Paris, Michel Cadot, tout en rappelant la dimension « prioritaire » de la sécurité pour l’événement, avait estimé lors d’une audition à l’Assemblée nationale que la somme de 200 millions d’euros qui lui était allouée dans le budget, allait « devoir être réévaluée ».

Le sujet sera peut-être évoqué lors de ce bureau exécutif. Le Cojo devrait aussi aborder la question de la réaffectation de certaines épreuves des Jeux paralympiques en Seine-Saint-Denis pour compenser celles prévues initialement au Bourget et sur le site de natation.

« J’attends des arrivées d’épreuves paralympiques et j’ai bon espoir que nous soyons entendus », a prévenu le président du conseil départemental de Seine-Saint-Denis Stéphane Troussel.

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