« Pas là pour sélectionner les gens que j’aime bien », dit Diacre

Share on facebook
Facebook
Share on twitter
Twitter
Share on linkedin
LinkedIn
Share on whatsapp
WhatsApp

La sélectionneuse des Bleues Corinne Diacre n’est « pas là pour sélectionner » les joueuses qu’elle « aime bien », a-t-elle affirmé avant d’affronter le Kazakhstan mardi (21h00). Si elle reconnait avoir dit « tout se paie un jour » à sa capitaine Amandine Henry, « ce n’était pas une menace », plaide-t-elle.

Q: Le staff et les joueuses ont discuté samedi des problèmes qui minent l’équipe. Que s’est-il dit?

R: « Comme toute discussion, il y a eu des choses négatives mais aussi des positives. Il vous appartient de retranscrire ce qu’il s’est dit, mais je peux vous assurer qu’il y a eu des choses positives alors que j’en ai lu beaucoup de négatives. Je ne suis pas là pour parler de ce qu’on s’est dit entre quatre murs, pas là non plus pour commenter toutes les discussions avec mes joueuses. Je fais mon travail, j’espère du mieux possible. Pour l’instant, l’équipe de France gagne, ça se passe bien, il y aura des accrocs, des matches qu’on perdra. Est-ce qu’il faut tout remettre en question pour autant? Je travaille avec les gens que je sélectionne. On peut ne pas être toujours d’accord, on est des êtres humains et heureusement sinon la vie ne serait pas très agréable à vivre. Enfin on s’est dit certaines choses. Maintenant il faut que ça nous serve pour avancer, il faut éviter de regarder dans le rétro. »

Q: Est-ce que cela a permis de réduire la fracture?

R: « Mais c’est vous qui parlez de fracture, qui faites tout un tas de problèmes. Il y a des choses à réguler comme dans toute sélection. Trouvez-moi un entraîneur qui n’a pas de problème avec des joueurs aujourd’hui. Oui, il y a des désaccords entre certaines joueuses et la sélectionneure, mais de là à parler de fracture… Regardez, je n’ai pas saigné, je n’ai pas de pansement, tout va bien! »

Q: Avez-vous entendu certaines critiques?

R: « J’ai entendu ce que l’on m’a dit. Chacun a la liberté de penser, on est d’accord ou pas d’accord. On a échangé, c’est le principal. Certaines se sont exprimées, d’autres non, maintenant il faut continuer à avancer. »

Q: La situation est-elle tenable?

R: « Je ne sélectionne pas les gens qui sont tous d’accord avec moi. Mon objectif c’est de mettre une équipe compétitive sur le terrain et faire en sorte que l’équipe de France gagne ses matches. Avec la projection de l’Euro, l’objectif sera d’aller chercher un titre. Je ne suis pas là pour sélectionner les gens que j’aime bien ou ceux avec qui je n’ai pas de conflits. Je suis professionnelle, je fais la part des choses et je reste la plus objective possible. »

Q: Le conflit n’est-il pas allé trop loin avec Amandine Henry?

R: « On a eu une discussion, c’est vrai. La manière dont elle a été retranscrite vous appartient. Je peux juste vous préciser qu’à aucun moment mon intention a été de menacer qui que ce soit. On y va étape par étape. Je ne sais pas de quoi demain est fait. On a un match à jouer demain, je souhaite que l’équipe de France le gagne. On a cette première place mais on veut faire mieux. »

Q: Vous démentez lui avoir dit « Tout se paie dans la vie »?

R: « J’ai dit +Tout se paie un jour+, mais ce n’était pas une menace. Tout dépend comment vous le dites, comment on perçoit les choses. Il y a souvent des interprétations. Ç’a été fait, ç’a été dit, ç’a été retranscrit une nouvelle fois. »

Propos recueillis en conférence de presse.

Comments

0 comments

Dans la même catégorie

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Derniers articles

Cinéma

Technologie

Les plus lus