les marins encore marqués par le naufrage d’Escoffier

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Au lendemain du sauvetage de Kevin Escoffier dont le bateau s’était brisé en deux, les concurrents du Vendée Globe, encore fortement marqués par le terrible accident de leur compère, sont toujours emmenés par Charlie Dalin, qui s’est trouvé un nouveau dauphin avec Louis Burton.

« On a tous été très, très touchés, on a passé une sale nuit. J’ai pleuré de joie hier matin (mardi) à l’annonce de la bonne nouvelle, toutes mes émotions mélangées », a confié Clarisse Crémer (Banque Populaire X), lors d’une vacation avec le PC course.

« J’étais hyper soulagée, mais en même temps, c’était tellement bizarre de vivre ça en mer. Je n’ose pas imaginer les copains qui sont allés sur zone. Émotionnellement, ça devait être encore plus compliqué pour eux », a ajouté la navigatrice de 30 ans qui pointait à la 15e place au classement mercredi à 18h00 (17h00 GMT). Affectée comme tous les participants de cette neuvième édition, elle a poussé la réflexion au-delà de ce drame.

« Le grand défi du meilleur marin, c’est celui qui a le moral stable. Moi dans une même journée, je suis capable de pleurer de joie et de désespoir! Mais ça va mieux: je suis mieux dans mes baskets. On est dans un endroit bizarre, on est tout seul, c’est ça l’exercice! C’est aussi ce qu’on vient chercher », a poursuivi la jeune femme qui participe à son premier tour du monde en solitaire.

– « On lève le pied » –

A la tête de la course depuis dix jours, Dalin (Apivia) semble maître de l’eau et de ses émotions. Marqué, il a tout de même baissé d’intensité.

Derrière lui, Louis Burton (Bureau Vallée 2) a chipé la deuxième place à Thomas Ruyant (LinkedOut), une semaine après l’avarie qui a privé ce dernier de son foil bâbord (grand appendice latéral qui permet au voilier de filer très vite au-dessus de l’eau).

« Il faut faire attention, préserver son matériel. Le tour du monde est long. On navigue différemment dans les mers du Sud », a relevé Ruyant.

Le Nordiste est désormais dans l’océan Indien – « avec un peu de ciel bleu » mais une mer « toujours désordonnée » – après avoir passé le Cap de Bonne-Espérance mardi, près de 15 heures après Dalin.

« J’ai l’impression d’avoir un bateau qui fait plusieurs tonnes de plus sans mon foil. Mais malgré tout, dans les conditions qu’on rencontre actuellement, ça ne change pas tant que ça. Il faut réapprendre à utiliser le bateau sans ce foil », a-t-il relativisé.

– « Il faut cavaler! » –

Utiliser le bateau sans un foil, c’est ce que va devoir faire Sébastien Simon (Arkéa Paprec), dont le monocoque a heurté un ofni (objet flottant non identifié) mercredi matin, occasionnant des dégâts importants sur le foil tribord.

Le Sablais, âgé de 30 ans, qui étrenne le Vendée Globe, avait passé le cap de Bonne-Espérance cinq heures avant l’incident et pointait quatrième au classement de mercredi 12h00 heure française.

En fin de journée, il était toutefois devancé au pied du podium par l’Allemand Boris Herrmann (Seaexplorer-Yacht Club de Monaco), qui le supplante d’un peu moins de 3 milles nautiques.

Simon faisait partie des quatre skippers déroutés lundi soir pour aller porter secours à Kevin Escoffier, naufragé après que son bateau se fut plié en deux.

La meilleure performance des dernières vingt-quatre heures est signée Armel Tripon (L’Occitane en Provence), qui, à la barre d’un bateau +volant+ a parcouru 484 milles à plus de 20 noeuds de moyenne (37 km/h).

« J’ai le casque anti-bruit parce que ça envoie du lourd: je suis juste devant le front et il faut cavaler pour ne pas se faire +manger+! Et c’est la première fois que je me retrouve à cavaler devant un front et à le maintenir à distance, même si je sens son +souffle+ », a souligné Tripon.

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