Montpellier et Garbajosa au bord de la crise

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Montpellier, finaliste du championnat en 2018, traverse une nouvelle crise de résultats et son manager sportif Xavier Garbajosa se retrouve fragilisé avant le déplacement à Clermont, en pleine confiance, en ouverture de la 11e journée de Top 14 vendredi.

Cinq défaites, dont deux à domicile, une peu flatteuse onzième place avant de se frotter à un calendrier à faire frémir: Montpellier réussit l’un de ses pires débuts de saison depuis dix ans et l’arrivée aux commandes du président milliardaire Mohed Altrad. Et le MHR, qui a disputé huit des neuf dernières phases finales, voit ses perspectives de qualification s’assombrir.

« Après les semaines que l’on vient de vivre, une victoire nous aurait fait beaucoup de bien, surtout au moral. Cela nous affecte. c’est dur de se projeter en ce moment », reconnaissait l’emblématique capitaine Fulgence Ouedraogo après la dernière défaite à domicile devant Bordeaux-Bègles (23-22).

La triste situation actuelle résulte-t-elle d’un rejet de la greffe Garbajosa ? Depuis son intronisation à l’été 2019, le manager sportif ne parvient en tous cas pas à imposer sa méthode, ni sa vision du jeu à un effectif hétéroclite, formé notamment de joueurs sud-africains et de talents en devenir, comme les internationaux français.

Pour l’heure, l’ancien arrière international du Stade Toulousain bénéficie de l’inédite mansuétude du président Altrad. Indulgence dont n’ont pas pu bénéficier avant lui Fabien Galthié, nouveau patron des Bleus, Jake White, ancien champion du monde avec les Springboks ou Vern Cotter, l’ex-mentor qui avait hissé Clermont parmi les meilleurs clubs d’Europe (2006-2014).

Le patron du MHR n’a toutefois pas tardé pour écarter Pierre-Philippe Lafond, entraîneur des avants, et le remplacer par Olivier Azam, proche du nouveau directeur du rugby Philippe Saint-André.

– Lueur d’espoir –

Mais avec des reports en cascade, des blessures à répétition et des doublons, Montpellier paie aussi au prix très fort les aléas d’un début de saison marqué par la crise sanitaire et l’impact du Covid-19. « C’est une année particulière, où l’on doit être dans l’adaptation permanente », alertait récemment Saint-André.

Après dix journées, Montpellier déplore en effet déjà trois matches en retard, reportés en raison de plusieurs cas positifs au Covid dans son effectif ou dans ceux de Lyon ou Castres. Or, pour Saint-André, « l’annulation des ces matches est tombée au mauvais moment car on était sur une bonne dynamique ».

Après une défaite à Toulon (25-21) « considérée comme un déclic », Montpellier avait effectivement enchaîné deux victoires bonifiées à domicile devant Agen et Brive. Mais les Héraultais ont été stoppés dans leur dynamique par le report de trois matches en quatre journées.

« Le rugby est avant tout un sport collectif et de contact. Pendant trois semaines, on nous a empêchés de faire du collectif et du contact. On revient de Bayonne avec six blessés, il n’y a pas de hasard. Aujourd’hui, on protège les joueurs face à la Covid, ce que je comprends très bien. Mais comment les protège-t-on pour jouer un match de rugby? », s’agace le préparateur physique Laurent Arbo, l’ancien ailier aux cent essais. Le handicap est d’autant plus important que l’équipe a aussi été privée de plusieurs cadres avec les blessures de Louis Picamoles, Jacques Du Plessis ou Benoît Paillaugue.

Petite lueur d’espoir, Montpellier vient de récupérer quatre internationaux français: le centre Arthur Vincent, l’ailier Vincent Rattez, le deuxième ligne Paul Willemse et le pilier Mohamed Haouas, tous titulaires contre Bordeaux-Bègles.

Ces retours ne seront pas de trop car Montpellier aborde un mois de décembre qui fait froid dans le dos: déplacement à Clermont, qui reste sur cinq succès en six journées, mission impossible en Coupe d’Europe face au Leinster, quadruple champion continental, et chez les Wasps, puis déplacement à la Rochelle, leader du Top 14, et la venue de Toulouse.

Pas le calendrier idéal pour se remettre d’aplomb et soulager Garbajosa.

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